Cinéma

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Riddick, un film de David Twohy : Critique

Le film plaira certainement aux fans de cocktails alliant survival gore et humour gras, quant aux autres ils devront attendre une suite des aventures de Riddick, en espérant que Twohy et Diesel se rattraperont en livrant un film où l’intelligence et l’imagination seront aux rendez –vous.

Les Miller, une famille en herbe

Une famille déjantée, dynamique avec une Jennifer Anniston sexy en diable, une famille composée de 4 membres différents, ce qui ajoute du charme à cette comédie où les situations comiques sont piquantes comme quand le faux fils Kenny se fait prendre par son amoureuse à apprendre à embrasser avec sa fausse mère et sa pseudo sœur où encore quand il se fait piquer par une araignée et voit son testicule gonflé, et j’en passe.

Le Majordome, de Lee Daniels

Lee Daniels dans ce film nous fait vivre une gigantesque fresque sur l’évolution de la condition des afro-américains, l’avancée de leurs droits civiques en partant des champs de coton des années 20 jusqu’à l’élection de Barack Obama en 2008.

Copains pour toujours 2, de Dennis Dugan : Critique du film

Descendu en flèche par la presse à juste raison, Copains pour toujours 2 n’a pas pu réitérer la sympathique surprise du premier, tant ça ne vole pas bien haut.

No Pain No Gain, un film de Michael Bay : Critique

Sur le ton d'une satire corrosive, le dernier long-métrage de Michael Bay met en scène 3 décérébrés bodybuildés rêvant de bling-bling sous le soleil de Floride

La Danza de la Realidad, un trip poético baroque

La danza de la realidad est un trip poétique coloré, une fable politique à la Pablo Neruda où l’image est utilisée comme une métaphore pour parler du fascisme, de son regard sur le Chili, d’une enfance dans un milieu où ses origines juives sont perçues comme un travers avec un père autoritaire tendance Stalinienne niant toute spiritualité, prônant une discipline de fer et une mère douce s’exprimant par des chants lyriques.

You’re Next, un film d’Adam Wingard : Critique

Le plus dans You’re the next, c’est Erin (Sharni Vinson), une vraie warrior à la Sarah Connor, une bad-ass qui change de ses classiques où la fille hurlant de peur se fait zigouiller dans les 20 minutes. L’héroïne est rusée, et elle va faire très mal aux tueurs masqués, une survivante qui attire la sympathie du spectateur.

White House Down de Roland Emmerich : Critique du film

Le film raconte le sauvetage du président des Etats-Unis, un président pas comme les autres, puisque lui aussi sera dans l’action, on le verra ramper à quatre pattes, tirer au bazooka, conduire la voiture présidentielle dans les jardins de la Maison-Blanche et en plus il porte des baskets, un président trop cool...

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.