Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Et si Tolkien avait vraiment vu ce monde, vous savez cette fameuse Terre du Milieu, de ses propres yeux ? C'est un rêve, un fantasme que tous les fans de l’œuvre de Tolkien ou de Peter Jackson, ont dans le cœur. Une phrase poétique pour des histoires épiques...
God Help The Girl est un film-clip musical relatant la dépression d'une jeune adolescente, Eve, qui fuit la réalité de sa maladie, dans la musique et le Glasgow des années 90.
Le film est beau et remplit son cahier des charges avec savoir-faire. Mais contre toute attente, La Bataille des Cinq Armées n’est pas la conclusion que le spectateur était en droit d’attendre. Un adieu à la Terre du Milieu assez décevant.
Le père noël est un film qui se déroule en une nuit. Cette unité de temps donne une certaine crédibilité à l'intrigue. Tout repose en effet sur un malentendu initial (l'enfant a envie de croire que Tahar Rahim est le Père Noël) ...
Frank est un film britannique jusque dans son code génétique : l’humour et l’esprit transpirent la langue de Shakespeare, la sauce à la menthe et la musique pop...
Prévu pour sortir le 19 décembre prochain dans les salles obscures américaines et disponible en vidéo à la demande depuis le 5 décembre, Poker Night est un subtil mélange de thriller et d'horreur avec un léger zeste d'humour noir.
Pour ses débuts de réalisation, Stephen Chbosky réussit l’exploit d’adapter correctement son propre livre et d’en tirer une chronique adolescente touchante au possible, et ce malgré quelques défauts.
L'incomprise s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants, grâce à sa manière maternelle de capturer les plus beaux instants d'Aria, de porter à l'écran cette figure d'innocence et de curiosité infantile, son brouillement intérieur, puis son véritable questionnement, sa volonté d'être reconnue et de trouver sa place
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.