Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Frank est un film britannique jusque dans son code génétique : l’humour et l’esprit transpirent la langue de Shakespeare, la sauce à la menthe et la musique pop...
Prévu pour sortir le 19 décembre prochain dans les salles obscures américaines et disponible en vidéo à la demande depuis le 5 décembre, Poker Night est un subtil mélange de thriller et d'horreur avec un léger zeste d'humour noir.
Pour ses débuts de réalisation, Stephen Chbosky réussit l’exploit d’adapter correctement son propre livre et d’en tirer une chronique adolescente touchante au possible, et ce malgré quelques défauts.
L'incomprise s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux enfants, grâce à sa manière maternelle de capturer les plus beaux instants d'Aria, de porter à l'écran cette figure d'innocence et de curiosité infantile, son brouillement intérieur, puis son véritable questionnement, sa volonté d'être reconnue et de trouver sa place
Les Héritiers est, objectivement, un mauvais film d'un point de vue cinématographique. Ce n'est bien sûr pas ce qui en fait l'intérêt, mais nous y reviendrons.
Le cinéma est intemporel. S'il choque parfois, c'est qu'il ose souvent aborder une dimension ontologique qui nous effraie et nous scandalise, parce qu'il explore et creuse les bas fonds de notre âme humaine, qu'il nous projette dans un miroir où l'on ne veut se regarder.
Paddington n'est pas le film qui prétend inventer quoique ce soit dans le domaine de la comédie familiale. Il se présente juste comme un divertissement qui a pour but d'égayer le public
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.