Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
French Connection , un polar honnête, qui vaut surtout pour la nouvelle grosse performance de Gene Hackman, pour découvrir le Marseille des années 70 et ses gueules du cinéma français.
Cette période étrange est apparu un symbole ancré dans la pop culture. Tout le monde les connais et en a déjà entendu parler au moins une fois. Qui sont ils ? Ils sont nous, ils sont eux, ils sont les meilleur des meilleurs des meilleurs (avec mention) ils sont...les Men in black !
Les Nouveaux Héros s'inspire du comics Marvel du même nom, le premier film d’animation Disney à transposer à l’écran l’univers Marvel est nerveux, visuellement réussi, rythmé, amusant et émouvant.
Avec une éducation, la réalisatrice danoise Lone Scherfig dresse le portrait d'une jeune fille, Jenny incarnée par Carey Mulligan dans une Angleterre conservatrice délicieusement sixties. Un film lumineux qui déjoue subtilement les clichés...
Hormis ses erreurs d’écritures et sa démesure en thématiques, Imitation Game a tout d’un très bon biopic qui va sans l’ombre d’un doute servir de tremplin pour Benedict Cumberbatch, si Sherlock et les autres films ne l’avais pas déjà fait avant !
Quand Black Swan est sorti au cinéma, l'hebdomadaire Télérama s'était posé cette question en Une : "Danser est-ce souffrir ?". Pour Wild, c'est autre chose, il s'agit de vivre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.