Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Mini Héros 3D est un docu-fiction en relief projeté exclusivement à la Géode et qui met en scène deux petites créatures filmées de très près dans deux régions d'Amérique bien distinctes : un petit tamia, de la famille des écureuils, dans la forêt d'Amérique du Nord et une souris sauterelle mangeuse de scorpion dans le désert de l'Arizona.
Ni le ciel ni la terre est un film de guerre sans combat ni manichéisme. Clément Cogitore nous donne à voir un monde friable où plane en permanence le doute et dans lequel l'explication rationnelle faillit.
De très loin le meilleur film de Gilles Legrand, L’odeur de la Mandarine peut sembler désuet sur le fond comme sur la forme mais sait tirer l’avantage des moments d’intimité entre ses deux excellents acteurs, et ce même si leurs personnages disparaissent derrière le discours tenu sur la difficulté de s’épanouir sexuellement sans amour.
Malgré quelques scènes cruellement gores, le film reste une comédie noire loin de l'esprit malsain de ses modèles italiens, mais ne méritait-elle pas mieux qu'une sortie en e-cinéma?
Alors que la Cinémathèque Française et la ville de Lyon, par l'intermédiaire du Festival Lumière, rendent hommage au talent et à la personnalité unique du metteur en scène américain Martin Scorsese, focus sur la carrière et la vie mouvementée de ce prodige de la pellicule.
Un début prometteur est une comédie sur la famille avec Manu Payet et Fabrice Luchini, qui s'enlise dans une certaine facilité décrédibilisant toutes les vaines tentatives d'originalité.
L'utilisation du fantastique, et notamment de fantômes, non pas pour faire peur mais pour rendre le récit émouvant, est un dispositif pour le moins original. Fonctionnera-t-il en occident où le rapport aux morts est loin de celui de la tradition nippone ?
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »