Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Rythme effréné, réalisation léchée et casting de choix font de Trance un film haletant, mais qui peine à se renouveler dans son genre, malgré l'appréhension psychologique et psychique des personnages.
Pour les adeptes et amateurs de sport, ce documentaire retrace le déroulement des JO de Tokyo de 1964. Le réalisateur japonais, Kon Ichikawa, est l'un des rares à être parvenu à corréler sport et 7ème art.
Les fans se retrouveront dans La Tour 2 Contrôle Infernale par un humour absurde et décalé, alors que les haters d'Eric et Ramzy continueront de penser que le duo comique ne parvient qu'à nous proposer des films d'une lourdeur sans nom. La Tour 2 Contrôle Infernale réussira-t-il à être aussi culte que son ainé dans la force de ses répliques ? Avis aux amateurs !
Hier soir, samedi 30 janvier, avaient lieu les Screen Actors Guild Awards 2016. Si Idris Elba y a raflé deux récompenses c'est sans grande surprise que DiCaprio et Brie Larson ont remporté les prix des meilleurs acteur et actrice et que Spotlight s'est vu décerner le prix de la meilleure distribution.
Ceci nous donne un aperçu de ce que pourraient être les Oscars le 28 février – même si force est de constater qu'hier les acteurs de couleur étaient à l'honneur...
Jusqu'en août 2015, Ellen Page et son ami, le cinéaste Ian Daniel sont partis à la rencontre de gens incroyables pour recueillir leur histoire et leurs confessions dans une série de reportages : Gaycation.
Retour sur un des films de la longue carrière de Danny Boyle: Slumdog millionnaire. Grand gagnant des oscars en 2009, le film mérite t-il l'engouement suscité et toutes ses critiques dithyrambiques ?
Adaptation du documentaire du même nom, Our Brand Is Crisis surfe sur ce qui en faisait l'intérêt sans rien apporter de nouveau. Reste une histoire captivante et un brin révoltante.
Alors que le scénario peut sembler terriblement convenu, à bien y regarder il recèle d'une subtilité étonnante dans sa réflexion sur la fragilité humaine face à une présence Supérieure. De plus, la maitrise formelle de Danny Boyle, qui réussit à adapter sa réalisation au fur et à mesure que l’intrigue évolue pour en accentuer toujours plus la dimension immersive, est une marque indéniable de son talent protéiforme.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »