Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.
Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Les retombées économiques de Star Wars : Le Réveil de la Force sont littéralement pharaoniques. Le long métrage a d'ailleurs réussi à rallier à sa cause un record vieux de seulement 6 mois, détenu par Jurassic World, celui du meilleur démarrage de tous les temps au niveau mondial.
J.J. Abrams, Lawrence Kasdan et Kathleen Kennedy livrent un nouveau chapitre à la saga créée par George Lucas : Star Wars Le Réveil de la Force. L'intrigue a lieu trente après "le Retour du Jedi", à côté des nouveaux héros, pour les initier, on retrouve les anciens de la trilogie originale. Alors, la Force fait-elle un retour puissant ou est-ce un réveil difficile ?
Cineseries-Mag a fait une sélection originale de films qui contre-balancera les mièvreries de fin d'année. Des frissons avec Père Noël Origines, de l'action avec Piège de Cristal et L'Arme Fatale, de l'humour noir avec Le Père Noël est une Ordure et de l'horreur avec Black Christmas...et tout plein d'autres films dans cette "Liste de Noël" pour grands-enfants !
Avec Argentina, Carlos Saura compose une peinture des traditions culturelles argentines. Danses et musiques se mêlent pour tisser une oeuvre esthétique et sensorielle, ode à l'art et à la diversité.
La vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc est une belle adaptation du livre éponyme de Jonathan Coe : un savant mélange de drôlerie et de gravité, à l'image de ses précédents films (Le Nom des gens, Télé Gaucho,...) .Une des meilleures comédies françaises de 2015 ?
En mêlant des images d’archives à des reconstitutions, le cinéaste s’assure une indiscutable caution de vérité. Cependant le travail de manipulation des images pour faire adhérer à ses propres idéaux politique fait d'Amos Gitai le Michael Moore israélien.
Julien Rappeneau, scénariste de "Cloclo", "36 Quai des Orfèvres" et des deux volets "Pamela Rose" de Kad & Oliver, réalise son premier film avec un superbe casting, Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz... Qu'en-est-il ?!
Suburra s'offre au spectateur comme un film de genre, mêlant affaires politiques, corruption et règlements de compte. Même si l'ensemble du casting ne parvient pas à convaincre, Stefano Sollima, par un montage solide et une réalisation réfléchie, offre une œuvre qui vaut le coup d'oeil, malgré des facilités scénaristiques du cinéma mafieux italien.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.