Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Encore heureux, un film de Benoît Graffin : Critique

En compétition au Festival d'Alpes d'Huez 2016 et bon perdant, Encore Heureux s'aligne caustiquement sur ce que les productions françaises semblent raffoler en ce moment. Sous forme d'interrogation, elles cumulent poncifs et bons sentiments.

Rétrospective Danny Boyle: 28 Jours Plus Tard

Épuise et déçu par l'expérience hollywoodienne de La Plage, Danny Boyle retourne à Londres à la recherche de productions plus modestes. Sans se douter qu'avec 28 Jours Plus Tard, Danny Boyle allait littéralement révolutionner tout un pan du cinéma d'horreur.

Trois souvenirs de ma jeunesse, un film d’Arnaud Desplechin : Critique

Trois souvenirs de ma jeunesse est le film d'Arnaud Desplechin le plus abouti. Comme le bébé de la quarantaine, il marque un tournant dans l'oeuvre du cinéaste. Du grand bonheur en perspective pour les cinéphiles en quête de vrais gestes de cinema...

Rétrospective Danny Boyle: La Plage

La Plage, où comment une série de mauvais choix esthétiques et scénaristiques peuvent plomber un film prometteur.

Retrospective Danny Boyle : 127h, critique du film

Là sera tout le problème, ou du moins le défi auquel sera confronté Boyle. Car si beaucoup de personnes au vu de la forme adoptée par le britannique, en l’occurrence un huis-clos statique mâtiné d’un survival naturaliste, y auront vu une manière pour lui de se reposer après le tournage titanesque de Slumdog Millionaire, peu y auront vraiment vus le potentiel dégagé par cette dramatique histoire. Ça serait ainsi, se fourvoyer que de penser le britannique à la recherche du repos, tant ce 127h reflète davantage toutes les aspérités du style de son auteur, et plus indirectement toutes ses obsessions, que ne l’a été ses précédentes réalisations.

Spotlight, un film de Tom McCarthy : Critique

L’incroyable défi qu’a souhaité relever Tom McCarthy, artiste protéiforme du cinéma américain, est d’avoir voulu, avec Spotlight, se faire le défenseur de la brigade d’investigation éponyme rattachée au Boston Globe, qui a officié plus d’un an durant, à la révélation d’un scandale ayant fait polémique : celui des prêtres pédophiles de Boston.

Rétrospective Danny Boyle : Trainspotting

A l'occasion de la sortie de son nouveau film, retour sur le plus emblématique des chefs d'oeuvre de Danny Boyle, son fameux "Trainspotting", oeuvre culte de 1996, un hymne à l'anticonformisme pleine d'idées visuelles novatrices, qui a su devenir un véritable film générationnel.

Rétrospective Danny Boyle: Petits meurtres entre amis

Du temps de l'innocence, de l'indigence (1million de £ de budget), de la fraîcheur, le premier film du réalisateur britannique Danny Boyle, Petits meurtres entre amis est un thriller drôle, un drôle de thriller, inventif et bourré d'humour noir.....

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