Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Dans un esprit peu raffiné, très inspiré par certaines comédies américaines, le scénario enchaine sans vergogne les blagues les plus graveleuses sur les nains, les gros, les travelos et tant d’autres sujets si faciles à attaquer. On peut ainsi remarquer que même si Franck Gastambide a fait, depuis Les Kairas il y a 4 ans, beaucoup de progrès en termes de mise en scène, il a encore des efforts à faire du côté de l’écriture.
Trop foisonnant pour avoir un vrai point fort auquel se raccrocher, Nahid, le premier long métrage de l'iranienne Ida Panahandeh est cependant un beau film d'ambiance qui met en exergue l'iniquité des lois de son pays envers les femmes. Un prix de l'avenir mérité à la section Un Certain Regard pour la cinéaste.
Quelques séquences spectaculaires et efficaces viennent dynamiser ce récit classique au pathos assez gênant. Le casting maintient l'ensemble à flot mais cela manque de fulgurances pour un film oubliable mais pas totalement honteux, qui en dehors de quelques passages ratés, aurait pu être bien pire.
Grâce une mise en scène soignée, la violence psychologique est sensible à l’image mais paradoxalement n'émane pas de ce qui devrait la source naturelle, les personnages eux-mêmes. Le résultat est donc qualifiable de superficiel.
A l'occasion de sa diffusion sur TCM, revenons sur le film de science-fiction Outland, qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. Ses effets spéciaux impressionnant et la partition de Sean Connery permettent en effet au support de ce discours anticapitaliste de ne pas vieillir.
Le tout dernier film des frères Coen est une oeuvre mineure dans filmographie mais néanmoins une comédie au charme tenace et à l'humour fin qui mérite d'être vue.
Avec une intensité dramatique rare allant crescendo, avec une mise en scène remarquable et une interprétation hors-norme, Sydney Pollack signe un film sombre et complexe, multipliant les niveaux de lecture et dressant un portrait sans concession de l’âme humaine et de son pays.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »