Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Ce qui est impressionnant, c'est qu'il est incollable sur le sujet, faisant des parallèles entre tel réalisateur et tel réalisateur actuel, citant des acteurs oubliés des années 50 à qui il voue son admiration. Ce sont autant de clés pour comprendre son oeuvre.
Dimanche 14 Février, l'équipe du film La Vache était présente pour l'avant-première à Europacorp Cinéma. L'occasion pour Jamel Debbouze d'exprimer au public ses sentiments à l'égard du film.
Là où un film traditionnel de triangle amoureux aurait alterné les moments passés avec chaque garçon, pour bien faire sentir l'hésitation constante du personnage féminin, ce qui surprend ici c'est la séparation des deux moments, qui est logique puisque la distance entre les deux est de plusieurs jours voire de plusieurs semaines.
Marilou Berry s'était déjà affirmée en tant que bonne actrice de comédie. Aujourd'hui, la fille de Josiane Balasko prouve, avec Josephine s'arrondit, qu'elle est également une bonne réalisatrice grâce à des partis pris intéressants ainsi qu'un casting de choix. Mais on ne peut échapper aux facilités scénaristiques...
Devenu le poids lourd du nouveau cinéma argentin, Pablo Trapero livre avec El Clan un film efficace à double entrée : thriller et film politique, ou comment transposer les règles de la dictature d'état à sa propre sphère familiale.
Le dédain avec lequel Lina côtoie sans s’en soucier aussi bien les « faf » d’extrême-droite que les « cocos » d’extrême-gauche est symptomatique de l’absence de point de vue de la réalisatrice sur l’époque tumultueuse qu’elle prétend dépeindre.
Dani et sa bande ont grandi dans l’utopie socialiste de la RDA. Adolescents à la chute du mur, ils vivent au rythme de la techno, de leurs rêves débridés et des allers retours au commissariat. Lancée à pleine vitesse dans les années 90, cette jeunesse exalté et désorientée va se heurter au destin chaotique de sa génération.
La transformation du paysans naïf en un héros populaire des deux côtés de la méditerranée grâce à sa volonté d’aller au bout de ses rêves prouve bien que, malgré leurs différences culturelles notables, de telles valeurs positives peuvent réunir les peuples. C’est en cela que La Vache est un véritable feel-good-movie, au sous-texte politique évident, qui fait un bien fou dans les temps troublés que nous traversons.
Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.
En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.
À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.
À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.
Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.