Drôle, subtil et bouleversant, Tout va super mêle comédie romantique et réflexion sur la fin de vie. Porté par une distribution éclatante (Hakim Jemili, Noémie Lvovsky, Marie Colomb, Camille Chamoux, Rudy Milstein), le nouveau film de Patrick Cassir a des airs de Blier en plus suave.
Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Très remarqué lors de la Mostra de Venise 2015, Abluka est un film turc dont on ne peut nier le jusqu'au-boutisme du réalisateur. Mais sa façon de noyer un discours politique dans une narration qui jongle entre onirisme et paranoïa aboutit-elle à un résultat concret?
Pour sa première fois derrière la caméra, il est dommageable de s'apercevoir que Jerome Commandeur rate le coche en nous proposant une comédie manquant de finesse et d'originalité.
Liste de 5 films avec John Malkovich, l'acteur à la « voix traînante, nasillarde et légèrement orgasmique », selon le quotidien britannique The Guardian,
Quand Joseph Losey se penche sur les derniers jours d'un des grands penseurs de la cause bolchevik et leader de l'Internationale Communiste, il ne peut pas s'empêcher d'apposer un discours politique à sa reconstitution historique. Comment réussit-il alors à mêler une sordide histoire de meurtre à des réflexions aussi universelles que le poids de l'Histoire et le bien-fondé de la Révolution?
De la science-fiction en France et avec un budget loin de celui des blockbusters hollywoodiens... cette seule idée a de quoi faire jaser. Et pourtant, l'assurance avec laquelle Benes a mis au point son récit, en mêlant émotions et action brute à une production design insolite mais réaliste, fait de son film une bonne surprise. Inutile alors d'être un pur amateur du genre pour y voir un espoir de renouveau du cinéma français.
A l'occasion de la rétrospective Joseph Losey organisée par OCS du 4 au 25 novembre autour de 6 films majeurs, Cineseries-mag se met aux couleurs de la chaîne câblée française et vous propose de (re)découvrir l'oeuvre d'un cinéaste trop vite oublié. Qui se cache derrière cet esthète du cinéma, à la passion pour les femmes destructrices et à la sensibilité masculine exacerbée ? Portrait...
Starship Troopers, le long-métrage culte, déjanté et antimilitariste de Paul Verhoeven, librement adapté du roman SF de Robert A. Heinlein, va connaître un reboot à Hollywood. Columbia Pictures est à l’origine de ce projet avec Neal H. Moritz et Toby Jaff à la production. Le scénario a été confié à Mark Swift et Damian Shannon.
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.