Cinéma

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

Vendredi 13 annulé : Mais pourquoi donc Jason Voorhees a visionné la cassette de Rings ?

Alors que le tournage devait débuter au mois de Mars, les studios de la Paramount viennent de faire machine arrière.

La femme qui est partie, un film de Lav Diaz : Critique

Couronné du Lion d'Or à la Mostra de Venise 2016, La Femme qui est partie du philippin Lav Diaz est une relecture sombre et magnifique de la société philippine, empêtrée dans ses contradictions, comme les personnages sont empêtrés dans leurs dichotomies, prises en tenaille entre souffrance et bonté.

Vendredi 13 : Tournage imminent pour la licence phare des années 1980 sous la direction de Breck Eisner

Les studios Paramount et la société Platinum Dunes vont célébrer un anniversaire d’un genre particulier en 2017 avec la sortie d’un blockbuster horrifique attendu pour les prochaines festivités d’Halloween : le 13ème volet de la saga Vendredi 13. Les nombreuses rumeurs et les zones d’ombre qui planaient autour du film se dissipent peu à peu.

Et les mistrals gagnants, un film d’Anne-Dauphine Julliand : Critique

Grâce à plus de 1700 contributeurs, le premier film d'Anne-Dauphine Julliand, Et les mistrals gagnants a pu sortir sur nos écrans. Un documentaire fort et délicat sur la maladie infantile dont il est difficile de ressortir indemne.

Le Cercle – Rings, un film de F. Javier Gutiérrez : Critique

N'est pas Fede Alvarez qui veut. F. Javier Gutiérrez, qui en est à son troisième long métrage et deuxième d'horreur après Demonic produit par James Wan en 2015, s'essaie à dépoussiérer le mythique Ring ici au pluriel pour juste se distinguer. Le problème est, comme Blair Witch l'année passée, qu'aucune poussière n'était à enlever. La question est inutile, entre divertissement vain ou réelle nouvelle interprétation. On vous dit pourquoi...

Raid dingue, un film de Dany Boon : critique

Dany Boon, toujours au centre des débats les plus survoltés entre défenseurs du cinéma populaire et cinéphiles engagés, revient avec RAID Dingue, sa dernière réalisation qui nous plonge dans les coulisses du quotidien de ces forces spéciales. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses détracteurs ne seront toujours pas convaincus.

American Honey, un film d’Andrea Arnold : Critique

Réalisatrice britannique, Andrea Arnold quitte la Grande Bretagne et pose pour la première fois sa caméra aux Etats-Unis en signant American Honey, un road-movie énergique qui fait souffler un vent de folie sur le cinéma et qui brosse le portrait d'une Amérique désenchantée à travers les pérégrinations déjantées d'un groupe de jeunes aussi désoeuvrés que libres.

Un jour dans la vie de Billy Lynn, un film d’Ang Lee : Critique

Près de 5 ans après L'Odyssée de Pi, Ang Lee revient avec un long-métrage dans un genre radicalement différent, puisqu'il s'agit du drame vécu par un soldat américain contraint de revenir au pays pour participer à une campagne de spectacles médiatiques. L'occasion de questionner sur la compatibilité entre deux univers opposés... à moins qu'il ne s'agisse que de l'expérimentation de moyens de filmer révolutionnaires mais stériles.

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« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules. - Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »

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« Je suis désolé, M. Robin-Dulieu, mais j’ai reçu l’ordre de ne plus vous laisser entrer au ministère. »