Après sept ans d’absence au cinéma, The Mandalorian and Grogu ramène enfin Star Wars sur grand écran. Jon Favreau livre une aventure accessible, efficace et parfois franchement plaisante, mais dont le manque d’enjeu, d’ambition visuelle et de souffle cinématographique finit par réduire le retour de la saga à un simple téléfilm de luxe.
Avec Passenger, André Øvredal revient à l’horreur d’exploitation pure, entre légende urbaine, présence démoniaque et frissons nocturnes sur les routes. Si son excellente scène d’ouverture et quelques morceaux de mise en scène rappellent son vrai savoir-faire, le film reste trop banal, trop calibré et trop pauvre dans ses personnages pour dépasser le rang de série B honnête.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Alors que Jeanne Balibar incarne les traits de la chanteuse, l’œuvre voit un personnage aux multiples visages et par la même occasion, un visage aux multiples personnages. Un abîme du cinéma, une déclaration d’amour resplendissante.
Malgré ses gimmicks, ses effets visuels clinquants qui ne sont jamais vains, le film de Darren Aronofsky est une vraie réflexion sur la dépendance et sa provenance originelle, un American Way of Life en faillite.
Une Jeanne d'Arc dansant à la fois sur le son d'un long poème médiéval chanté en yaourt, et sur celui d'une bande son death-breakcore-baroque. A voir pour entrer dans la folie ambiante, ou pour s'en préserver.
Les mordus de séries vont pouvoir cocher leur calendrier. La rentrée s’annonce très prometteuse en termes de fictions de qualité en provenance des Etats-Unis pour le petit écran.
Chéri est un film délicat et chic qui relate l'histoire d'amour tragique d'un jeune dandy et d'une courtisane vieillissante dans le Paris baroque du début du XXe siècle. Adapté d'un roman de Colette, le long métrage séduit par ses acteurs, son humour feutré, ses décors travaillés et son récit langoureux.
Malgré un propos peu nuancé, Seven Sisters reste un divertissement SF efficace et maîtrisé qui s'impose par sa réalisation solide et son très bon casting.
Le réalisateur Harrison Smith et toutes les équipes de Death House sont donc parvenus à donner vie au projet du comédien Gunnar Hansen, l’inoubliable Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper. Le film d’horreur indépendant Death House, qui réunit de nombreuses légendes vivantes du cinéma bis, va donc bel et bien bénéficier d’une sortie dans les salles obscures américaines dans quelques mois !
« - Hamaki va ouvrir son propre restaurent ! Son restaurant à ELLE !
- Oui, super. Et toutes les emmerdes qui vont avec, par la même occasion.
- Ooh, arrête un peu ! Tu ne la crois pas capable de gérer ?
- Si, si…
- Alors ne fais pas ton rabat-joie ! C’est un grand jour pour elle ! Tu me promets de rester PO-SI-TIF ?
- Oui, cheffe ! »
Avec "Au bord de l’abîme : où en est le cinéma d’horreur français ?", Léa Lahannier entreprend un état des lieux du genre horrifique hexagonal. Elle en exhume la mémoire cinématographique, les motifs, les contradictions et les métamorphoses. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre paranoïa financière, inventions absurdes et guerres de chiffonniers, ce tome 2 des "Âges d’or de Picsou" rappelle pourquoi le vieux canard de Carl Barks reste l’un des personnages les plus drôles de l’histoire de la BD pour enfants.
Avec "Oldman", Chang Sheng compose un récit de vengeance baroque, où la magie et la cruauté du pouvoir se mêlent dans une fresque aussi spectaculaire que mélancolique. Mini-série sombre et nerveuse de Hiroshi Shimomoto, "Smother Me" nous plonge quant à elle dans une Détroit cauchemardesque où les enfants sont dressés, vendus, jetés dans l’arène.