Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Baigné dans une ambiance typique des années 70, Un Silencieux au bout du canon marque la rencontre entre deux géants du vieil Hollywood, John Wayne et John Sturges, le réalisateur des Sept Mercenaires ou de La Grande Évasion. Une rencontre pleine de promesses mais qui s'avère décevante.
(Re)découvrir le premier long-métrage de Terrence Malick, c'est se laisser emporter dans une épopée romanesque d'une beauté plastique et d'une charge poétique qui ont gardé toute leur force malgré le peu de surprise de son scénario que l'on jugerait aujourd'hui éculé ; mais il s'agit surtout d'une occasion de comprendre les racines de la grammaire cinématographique et les obsessions d'un artiste qui a toujours fait fi des conventions.
Je me tue à le dire raconte l'histoire de Michel, un homme banal, qui a peur de souffrir à son tour du cancer du sein comme sa mère... humour et second degré seront les maîtres mots de cette comédie dramatique...
Au-delà de son histoire de film maudit, La Porte du Paradis est bel et bien une des œuvres maîtresses du cinéma américain, film désenchanté et complexe, mais aussi spectacle inédit d'une beauté visuelle éblouissante.
Sean Penn livre, à travers les destins croisés de deux hommes rongés par le souvenir douloureux d’un terrible accident, son regard très personnel sur les questions du deuil et du pardon. Visuellement éblouissant de noirceur et porté par un Jack Nicholson au meilleur de sa forme, Crossing Guard est avant tout le film que son réalisateur avait besoin de faire pour se réconcilier avec lui-même.
Faisant preuve, une fois de plus, d'une grande intelligence et d'une grande subtilité, Sidney Lumet dresse le portrait d'un adolescent qui chercher à créer son propre chemin. Un grand film émouvant.
Quatre ans avant de traumatiser plusieurs générations avec le requin des Dents de la mer, Steven Spielberg exerçait déjà son talent de virtuose du suspense avec un camion. Une course-poursuite entre une voiture et un poids lourd, il n'en fallait pas plus au réalisateur pour démontrer son talent dans l'art de mettre en place une ambiance implacable et de raconter une histoire fantastique à l'échelle humaine, deux compétences qui forgeront sa légende.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.