Soirée Sidney Lumet sur TCM Cinéma

Mardi 19 avril, TCM Cinéma rend hommage au cinéaste Sidney Lumet, décédé il y a cinq ans, à travers une soirée spéciale. Quatre films seront alors diffusés.

Le Gang Anderson ouvre la soirée, dès 19h00. L’occasion de rappeler à quel point Sean Connery est un acteur prodigieux. Savoureux film de braquage sorti en 1971, certains ont pu y voir une préfiguration du Watergate, tant le sujet de la télésurveillance y est présent. À la fois film d’action, comédie et œuvre politique, le film entame bien la soirée.

La soirée se poursuit, à 20h45, en changeant complètement de registre, avec le drame social et politique À bout de course, avec le regretté et incandescent River Phoenix (voir notre critique).

sidney-lumet-river-phoenix-actu-tcm
Sidney Lumet dirigeant River Phoenix sur le tournage d’À bout de course

Ensuite, à 22h35, les spectateurs pourront (re)voir le premier long métrage du réalisateur (et son plus célèbre sans doute), Douze Hommes en colère. L’occasion de nous plonger à nouveau dans ce huis-clos magistral, au sein de la salle de délibération d’un tribunal. Henry Fonda (qui a poussé Lumet à faire ce film) interroge notre notion de justice dans une oeuvre maitrisée par Sidney Lumet qui signe ici une référence absolue en la matière.

Enfin, Le Prince de New-York terminera cette soirée spéciale, à 00h10. Long polar désabusé de 2h45, avec Treat Williams (acteur trop rare vu dans Hair, de Milos Forman) et Jerry Orbach (l’acteur de la série New-York, police judiciaire), ce grand film s’inscrit dans la droite ligne de Serpico, traitant de la corruption avec intelligence, complexité et ambiguïté, loin des facilités de scénarios et du manichéisme que l’on peut trouver ailleurs.

le-prince-de-new-york-sidney-lumet-actu-tcm
Treat Williams (à gauche) dans Le Prince de New-York

Les quatre films présentés lors de cette soirée permettent d’avoir un aperçu très juste des qualités de Sidney Lumet, ainsi que des thèmes qu’il parcourt régulièrement : la famille, la corruption, le rôle des médias et de la représentation, le personnage solitaire opposé à un groupe, etc. La promesse d’une soirée de cinéma subtil et intelligent, plein de suspens et d’émotions.

Rédacteur LeMagduCiné
Plus d'articles
Francois-Truffaut-critique-bd
« François Truffaut » : une vie en vignettes