Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Pour son second film, John Boorman, futur réalisateur de Délivrance ou Excalibur, livre une relecture moderne du film noir, très implantée dans son époque, où Lee Marvin incarne un homme prêt à tout pour récupérer son butin, dans un monde sombre et déshumanisé.
John Sturges, avant de réaliser Les Sept Mercenaires, La Grande Évasion ou Règlement de comptes à OK Corral, avait tourné ce film formidable, un drame du racisme ordinaire dans l'Amérique sauvage, avec un casting trois étoiles.
« Toute la science-fiction est comme un tango dualistique entre l’amour et la haine de la technologie. », déclare James Cameron à TCM Cinéma dans une interview qui revisite le cinéma de science-fiction, son passé, son présent, ses thématiques et questions intemporelles.
A l'occasion de sa diffusion sur TCM, revenons sur le film de science-fiction Outland, qui mérite de ne pas tomber dans l'oubli. Ses effets spéciaux impressionnant et la partition de Sean Connery permettent en effet au support de ce discours anticapitaliste de ne pas vieillir.
Avec une intensité dramatique rare allant crescendo, avec une mise en scène remarquable et une interprétation hors-norme, Sydney Pollack signe un film sombre et complexe, multipliant les niveaux de lecture et dressant un portrait sans concession de l’âme humaine et de son pays.
Dernier grand rôle de Gene Kelly, le maître du classique George Cukor livre un film musical de bonne tenue, réinventant sans cesse de nouvelles formes à l'intérieur d'un genre calibré pour plaire.
Une rareté que ce film à sketches de 1951, avec Gene Kelly, Gary Cooper et Janet Leigh, un film à la gloire de l'Amérique des années 50 tourné en pleine Guerre de Corée.
Chose rare dans les films de guerre de cette époque : jamais on n’entend le moindre propos anti-japonais. Bien que patriotique, comme il se doit, Les Maraudeurs attaquent ne développe pas le moindre sentiment de racisme.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.