Œuvre sur le déclin culturel des Maoris, ce premier long-métrage de Lee Tamahori propose un portrait sans concession de la misère et de la violence dans lesquelles patauge une communauté déracinée. Aux côtés de La Leçon de piano de Jane Campion, sorti un an plus tôt, cette tragédie grecque doublée d’une œuvre choc a permis de mettre la Nouvelle-Zélande sur la carte du cinéma mondial.
Le western maori de Geoff Murphy plonge dans la guerre de Te Kooti, tourné à cru dans le bush néo-zélandais. Entre villages incendiés, humour noir et camps jamais figés, le film capture un engrenage de vengeance coloniale où personne ne reste épargné, jusqu'à une scène finale qui vide le mot "utu" de son sens.
Dans une casse automobile perdue en Nouvelle-Zélande, un ex-pilote confond amour et possession jusqu'à traiter sa fille comme un trophée. Son couple se déchire, son garage déborde de carcasses, et le paysage tout entier se referme sur lui comme un piège dont personne ne ressort.
Pour son premier film, le grand Satoshi Kon frappe fort. Avec Perfect Blue, il retrace le parcours d'une ancienne idol de la J-Pop cherchant à se reconvertir dans la série télé. Une reconversion qui va peu à peu se transformer en un cauchemar schizophrénique et paranoïaque au travers duquel le réalisateur nippon va dévoiler tout son savoir-faire pour la manipulation.
Entre humour féroce et mélancolie diffuse, Nous nous sommes tant aimés dresse un portrait pris au vif de l'Italie de 1945 à 1975, trente années de passions politiques, de cinéma, d'amitié et d'amour, de trahisons et d'idéaux.
Thriller angoissant, film psychanalytique, réflexion sur le cinéma en général et sur le statut des images en particulier, drame psychologique, Le Voyeur est un film riche, dense et foisonnant tout autant que passionnant et marquant ses spectateurs d'une façon indélébile.
Réunissant à la fois suspense, comédie et sensualité dans un face-à-face de haute tenue, L'Affaire Thomas Crown est un film où le réalisateur, Norman Jewison, joue avec élégance et malice avec ses spectateurs.
Il a vingt-ans et nous revient tout fringuant. À l'initiative de Carlotta Films, 'Made in Hong-Kong' revient dans les salles françaises en 4K ce mercredi 9 mai. À l'occasion de ce pimpant comeback, retour sur le beau et énergique portrait d'une jeunesse paumée en quête de sens à leur vie...
Le 25 avril ressort sur nos écrans le superbe film de Wim Wenders, Les Ailes du Désir, avec Bruno Ganz et Peter Falk, une des œuvres les plus connues du cinéaste allemand, dont la caméra virtuose explore les rues de Berlin comme les deux anges qui visitent la ville. Un film tout en grâce et en légèreté, devenu un des classiques du cinéma européen contemporain.
Avec un tel titre, il est facile de rapprocher Série Noire, d'Alain Corneau, du genre du film noir, d'autant plus que l'on sait le cinéaste fasciné par le polar à l'américaine. Et son film est une formidable adaptation du genre aux réalités de la France de cette fin d'années 70, avec un casting éblouissant.
Grâce à Carlotta Films (soutenu par Studio Canal et d'autres comparses), vous allez pouvoir (re)découvrir Agatha Christie au cinéma ce mercredi 4 avril en quatre grands crimes/films : Le Crime de l'Orient-Express (Sidney Lumet, 1974), Mort sur le Nil (John Guillermin, 1978), Le Miroir se brisa et Meurtre au Soleil (Guy Hamilton, 1980 et 1981). À cette occasion, retour sur cette série d'adaptations particulièrement marquantes.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.