Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Avec un tel titre, il est facile de rapprocher Série Noire, d'Alain Corneau, du genre du film noir, d'autant plus que l'on sait le cinéaste fasciné par le polar à l'américaine. Et son film est une formidable adaptation du genre aux réalités de la France de cette fin d'années 70, avec un casting éblouissant.
Grâce à Carlotta Films (soutenu par Studio Canal et d'autres comparses), vous allez pouvoir (re)découvrir Agatha Christie au cinéma ce mercredi 4 avril en quatre grands crimes/films : Le Crime de l'Orient-Express (Sidney Lumet, 1974), Mort sur le Nil (John Guillermin, 1978), Le Miroir se brisa et Meurtre au Soleil (Guy Hamilton, 1980 et 1981). À cette occasion, retour sur cette série d'adaptations particulièrement marquantes.
Retour sur le "premier" film de Wim Wenders, Alice dans les villes, fable envoûtante de l'errance de deux êtres qui vont se retrouver grâce à l'autre, à l'occasion de sa ressortie en salles en version restaurée.
Avec L’État des Choses, Wim Wenders filme une équipe de cinéma bloquée sur une plage du Portugal alors que le producteur a disparu avec une partie du budget. Cela permet au cinéaste allemand de traiter ses thèmes fétiches, la passion cinéphile, l'écoulement du temps et le voyage.
Troisième partie d'une trilogie de l'errance, après Faux Mouvement et Alice dans les Villes, Au Fil du temps est un des plus grands films de Wim Wenders, un long road movie à la frontière entre deux Allemagne, dans ce pays coupé en deux et qui semble à la quête de son identité perdue, comme ses deux personnages principaux.
Après Le Massacre de Fort Apache et La Charge Héroïque, Rio Grande vient clore la trilogie de la cavalerie réalisée par John Ford et interprété par John Wayne (ici accompagné par Maureen O'Hara et Victor McLaglen). Loin des images héroïques d'une cavalerie invincible, le cinéaste nous dresse le portrait d'un régiment à taille humaine, constitué d'hommes avec leurs faiblesses et leurs blessures.
Mercredi 21 février, dans le cadre d'une rétrospective consacrée aux films écrits par Jacques Prévert, ressort dans certaines salles Les Enfants du Paradis, classique du cinéma français où la maîtrise technique de Marcel Carné et de son équipe, ainsi que l'interprétation éblouissante d'un casting rare, sert d'écrin à un scénario et des dialogues typiques de l’œuvre du grand poète. Une merveille !
Avec Johnny Guitare, sorti en plein maccarthysme, Nicholas Ray reprend les codes du western et les adaptes à son univers, un monde fait de personnages marginaux en quête de respectabilité mais enfermés dans un environnement où la violence est une fatalité.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.