Critiques films

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

Broadway Therapy, un film de Peter Bogdanovich : Critique

C'est une comédie générationnelle, un pur moment de plaisir. On s'amuse du début à la fin, même si cela passe trop vite.

Connasse, Princesse des cœurs : Critique du film

Avoir su mettre au point un véritable personnage de cinéma et diversifier les gags plutôt que se contenter de cacher des caméras pour nous montrer des gens outrés par un comportement inapproprié ou grossier est la recette qui permet au long-métrage de tenir la route sur la durée.

Happy Birthday Mr. Mograbi – Documentaire

Une œuvre moderne, dynamique et captivante réalisé par le réalisateur israelien Avi Mograbi qui nous emmène dans un voyage au travers trois histoires touchant directement et indirectement le peuple israélien.

Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon

En 1996, alors que la campagne électorale en Israël approche, Avi Mograbi, raconte l'histoire du film qu'il réalise sur la figure politique contestée d'Ariel Sharon...

Taxi Téhéran, un film de Jafar Panahi : Critique

Ours d'or à Berlin en février, Taxi Téhéran, le nouveau long métrage de Jafar Panahi, célèbre son art, le cinéma, malgré l’interdiction de tourner, le cinéaste livre un film clandestin à l'humour ravageur...

Good Kill, un film de Andrew Niccol : Critique

Le réalisateur de Bienvenue à Gattaca et Lord of War revient avec Good Kill, porté par Ethan Hawke et Zoé Kravitz, le film traite de la guerre 2.0, un drame aux enjeux réalistes,...

Avengers : L’ère d’Ultron, un film de Joss Whedon : Critique

Visuellement impressionnante, cette suite d'Avengers, attendue comme le messie, met en valeur les exploits des super-héros Marvel, mais que vaut vraiment ce deuxième volet ?

Le Dos Rouge, un film d’Antoine Barraud: Critique

Le dos rouge est un film qui nous embarque presque malgré nous, pour peu que l’on soit intéressé par le domaine si particulier des Beaux-arts.

Newsletter

À ne pas manquer

« Le vent dans les saules » : suspendre le temps

Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.

« Monet en quête de lumière » : la vie intime d’un génie pictural

Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.

« Censure & cinéma » : une collection mise à l’honneur

De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.

« Les Saiyans (Full Color, Tome 2) » : le moment où tout bascule

Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.

« Mortépi » : autopsie d’un artiste qui voulait exister

Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.