"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Plastiquement très élégant, Que viva Eisenstein ! parvient à satisfaire le sens visuel. Mais ce film ne manquerait-il pas d'une pincée de piment ? Découvrez ce qu'en pense CinéSéries-Mag.fr
Ant-Man n’est pas la purge que l’on pouvait craindre mais il est clairement la preuve que l’on est passé à côté d’un grand film. Constamment écrasé par l'ombre d'Edgar Wright, le film profite néanmoins de ses idées pour maintenir un certain intérêt malgré une mise en scène fade et impersonnelle. Reste un casting globalement convaincant dominé par le charismatique Michael Douglas.
Dans toute son œuvre le cinéaste coréen Hong Sang-soo aime jouer avec la narration. Pour cette fois, il met sur pied un récit touchant tissé de jeux narratifs et de légèreté de ton, qui font de Hill of Freedom une petite pépite de cinéma.
A mi chemin entre le road movie et le buddie movie, Michel Gondry signe un film personnel, au potentiel comique évident, mais qui ne dépasse pas son statut de film festival, modeste mais très agréable.
Qui ne connait pas les Beach Boys ? Embarquez pour ce biopic au schéma temporel/narratif intéressant qui ne cesse de naviguer dans les différentes époques. Casting 4 étoiles garanti !
Free Party est un moyen métrage réalisé par Fred Gélard primé au Mediawave film & music festival 2015 qui nous immerge dans le milieu des teufeurs et des rave parties pour une quête de liberté.
Film de tous les superlatifs, l'outsider de cet été pourrait bien être le film de l'allemand Sebastian Schipper.
Victoria station : tout le monde descend!
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.