Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Quand on a 17 ans, un film d’André Téchiné : critique

André Téchiné s'est associé à Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Bande de filles) pour écrire le scénario de son nouveau film "Quand on a 17 ans". Il y aborde la naissance du désir à l'adolescence de manière très juste, servant un film tout en tension porté sur l'intimité des personnages. A voir en salles dès le 30 mars.

Kung-Fu Panda 3, un film de Jennifer Yuh Nelson: Critique

Si Kung-Fu Panda 3 ne sera pas le Vice Versa de 2016, le film de Jennifer Yuh Nelson a au moins le mérite de poursuivre en toute quiétude une franchise déjà bien rôdée, aux codes et références bien établis.

Hardcore Henry, un film d’Ilya Naishuller : Critique

L’ADN du film transpire l’exagération caractéristique de la Russie. De la cocaine, beaucoup d’armes, une violence décomplexée et de la vodka qui coule à flot suffise pour trahir l’origine d'un film conçu pour réconcilier les fans de FPS transis devant les adaptations ratées des franchises vidéoludiques.

Au nom de ma fille, un film de Vincent Garenq : Critique

On regrettera le léger manque d'originalité d'Au nom de ma fille, mais la prestation de Daniel Auteuil, qui se détache enfin du registre comique, nous fait vivre un intense moment de cinéma français.

La Dream Team, un film de Thomas Sorriaux : Critique

Avec La Dream Team, Thomas Sorriaux réussit un très joli coup. Cette comédie potache et familiale portée par une brochette d'acteurs hauts en couleurs est un excellent divertissement qui vous offrira un moment jouissif et hilarant. Sorriaux ose la parodie, sans toutefois aller trop loin puisque notre anti-héros regagnera les faveurs du public grâce à ce retour aux pays et aux vraies valeurs.

Marseille, un film de Kad Merad : critique

Marseille essaye de trouver un juste milieu entre le comique et le dramatique, malheureusement, Kad Merad qui a écrit et réalisé ce long-métrage, aurait plutôt dû faire le choix de s’ancrer pleinement dans un registre ou dans l’autre pour avoir une histoire un peu plus profonde.

Triple 9, un film de John Hillcoat : Critique

Polar solide, tendu et implacable mais pas aussi révolutionnaire que l'on aurait pu s'y attendre, surtout de la part de John Hillcoat. Il tire surtout son originalité de l'approche choisi par son scénario mais qui entraîne une narration confuse et un traitement des personnages qui restent en surface. La mise en scène reste de haute voltige et permet d'avoir un rendu rondement mené, accompagné d'un casting globalement bon mais aux fulgurances un peu timide.

La résurrection du Christ, un film de Kevin Reynolds : Critique

Un discours bigot et une réalisation creuse. Les fervents moralisateurs chrétiens apprécieront, les autres ne sauraient pardonner.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.