Critiques films

La Bataille de Gaulle – J’écris ton nom : l’ennemi de la Résistance

"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Un jour avec, un jour sans de Hong Sang-Soo : Critique

Avec son nouveau film Un jour avec, un jour sans, le plus européen des coréens, Hong Sang-Soo livre à nouveau un film arrosé de soju et d'amours fugaces. Ou comment désosser encore plus son film par rapport au précédent pour arriver au cœur de son métier de cinéaste. Critique.

Amis Publics, un film d’Edouard Pluvieux : Critique

Avec Amis Publics, Edouard Pluvieux signe son premier long métrage, un film moderne, léger et philanthropique sur fond de solidarité avec Kev Adams dans un rôle mature et sincère.

Five, un film d’Igor Gotesman : Critique

Pourquoi penser son scénario comme un film entre amis alors qu'un seul d'entre eux tient l'intrigue sur ses épaules? Sans doute parce qu'il s'agit de pierre Niney, de très loin le plus connu de la bande. C'est cette volonté de ne pas prendre de risque qui va également plomber le scénario, construit comme un amas de clichés et dépourvu de bonnes surprises.

Brooklyn, un film de John Crowley : Critique

Là où un film traditionnel de triangle amoureux aurait alterné les moments passés avec chaque garçon, pour bien faire sentir l'hésitation constante du personnage féminin, ce qui surprend ici c'est la séparation des deux moments, qui est logique puisque la distance entre les deux est de plusieurs jours voire de plusieurs semaines.

Joséphine s’arrondit, un film de Marilou Berry : Critique

Marilou Berry s'était déjà affirmée en tant que bonne actrice de comédie. Aujourd'hui, la fille de Josiane Balasko prouve, avec Josephine s'arrondit, qu'elle est également une bonne réalisatrice grâce à des partis pris intéressants ainsi qu'un casting de choix. Mais on ne peut échapper aux facilités scénaristiques...

El clan, un film de Pablo Trapero : critique

Devenu le poids lourd du nouveau cinéma argentin, Pablo Trapero livre avec El Clan un film efficace à double entrée : thriller et film politique, ou comment transposer les règles de la dictature d'état à sa propre sphère familiale.

Peur de rien, un film de Danielle Arbid : Critique

Le dédain avec lequel Lina côtoie sans s’en soucier aussi bien les « faf » d’extrême-droite que les « cocos » d’extrême-gauche est symptomatique de l’absence de point de vue de la réalisatrice sur l’époque tumultueuse qu’elle prétend dépeindre.

Le temps des rêves, un film de Andreas Dresen: Critique

Dani et sa bande ont grandi dans l’utopie socialiste de la RDA. Adolescents à la chute du mur, ils vivent au rythme de la techno, de leurs rêves débridés et des allers retours au commissariat. Lancée à pleine vitesse dans les années 90, cette jeunesse exalté et désorientée va se heurter au destin chaotique de sa génération.

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