Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Pour son dernier film Woody Allen fait son retour dans sa ville, New-York qu'il confronte une nouvelle fois avec son ennemie de toujours : Los Angeles. Une occasion pour le cinéaste de faire le point sur son oeuvre.
Si la mise en scène de Richard Berry est bonne, que la direction d'acteurs est travaillée et les choix esthétiques intelligents, Tout, tout de suite se cantonne à un classicisme propre à de nombreux thrillers et films policiers actuels.
Prenant pour cible la connivence entre les grands médias et les institutions boursières au travers de la reconstitution d'une prise d'otage en direct, Jodie Foster signe un thriller au suspense un peu plat. Elle peut heureusement compter sur son excellent casting pour donner de la vie à cette histoire, sans pour autour nous faire oublier que la naïveté du propos le rend parfaitement inoffensif.
L'adapation d'Angry Birds, jeu pour smartphone et tablette, s'avère plutôt ratée, tant le scénario est surfait et mal construit. Si les couleurs et le graphisme rendent le film un tantinet sympathique, les nombreuses défaillances laisseront comme un sentiment d'inachèvement chez le spectateur, qui ne prendra pas son pied comme il pouvait l'attendre. Il aurait été préférable de totalement quitter le jeu vidéo, et juste reprendre les personnages principaux, pour inventer une nouvelle histoire, moins prévisible et plus passionnante.
X-Men : Apocalypse, toujours réalisé par Bryan Singer montre l'ultime combat de nos x-men qui doivent accepter leur destin et protéger le monde du plus puissant des mutants, originaire d'Egypte, qui cherche à le détruire : Apocalypse.
Red Amnesia, le nouveau film de Wang Xiaoshuai est un film trompeur, faussement anecdotique, mais une vraie synthèse de la Chine schizophrénique d'aujourd'hui, entre communisme et libéralisme galopant.
Avec Vendeur, Sylvain Desclous s'intéresse au monde véreux de la vente. Même si quelques incohérences et facilités viennent ternir le scénario, les deux acteurs principaux, Gilbert Melki et Pio Marmai, font le boulot, et rendent ce premier long-métrage agréable.
Alors que son prochain film Sieranevada est en compétition au Festival de Cannes, Cristi Puiu nous avait ravi avec La Mort de Dante Lazarescu, une longue agonie dans le milieu hospitalier, lauréat du prix Un Certain Regard en 2005.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.