"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Non, il ne s'agit pas d'un remake hollywoodien de Marguerite, mais d'un biopic par le so british Stephen Frears de la médiocre cantatrice qui l'a inspiré. Une reconstitution sur un ton léger mais trop peu délirant auquel on préférera, sans quelque chauvinisme, la gravité psychologique de sa variation française (que Frears se défend d'avoir vu soit dit en passant).
"Juillet Août" est le nouveau film de Diastème. Un pari surprenant pour celui qui avait divisé la critique avec "Un Français" l'an passé. Ce film, au ton plus léger, surprend par son choix d'être au plus près des personnages, ce qui lui permet de s'éloigner quelque peu des clichés attendus. Au final, c'est une ritournelle presque toujours ensoleillée dans laquelle grandir est le mot d'ordre.
Premier long métrage de Sébastien Marnier, Irréprochable est surprenant de maîtrise, un film de genre amené avec brio par le cinéaste et qui s'appuie avec bonheur sur le talent quelquefois sous-exploité de Marina Foïs. Une belle découverte.
Si La Couleur De La Victoire est une réussite, c'est en grande partie grâce à la magnifique histoire qui porte le film de bout en bout, une histoire à la fois sportive, humaine mais aussi politique.
Le Tarzan de David Yates aurait pu être fun, épique, glamour, sombre ou violent. Il aurait même pu contenir un sous-texte politique pertinent et un dispositif de mise en abyme astucieux. Mais une production formatée, un scénario crétin, une réalisation fainéante et un casting mal dirigé ne pouvaient pas permettre d'assumer la moindre de ces qualités potentielles pour finalement n'aboutir qu’à un produit fade et boursouflé.
Le rôle semblait taillé pour Matthew McConaughey, et son récit était propice à une grande fresque historique comme Hollywood sait nous en offrir. Pas de chance, Gary Ross, connu pour être le réalisateur du premier Hunger Games, a rédigé un scénario décousu qui amoindri l'ampleur de son film et en accentue la bien-pensance.
Si vous espériez que Ramzi profiterait de cette fable animalière pour s'émanciper de la nigauderie de ses premières heures, vous seriez déçus. Mais cet humour régressif est-il soluble dans l'esprit enfantin de sa première réalisation? Malheureusement, rien n'est moins sûr...
La Tortue rouge, prix spécial du jury dans la catégorie "Un Certain regard" à Cannes cette année, est un film d'animation franco-belge réalisé par Michael Dudok de Wit sous l'impulsion du célèbre studio Ghibli. Le film raconte avec simplicité et poésie ce qui compose une existence humaine.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »