Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Avec son film Go Home, la réalisatrice d'origine libanaise Jihane ChouaiB s'interroge sur l'errance identitaire d'une jeune génération perdue et déracinée qui ignore tout de l'histoire de son pays. Mais ce thème, manifestement très personnel, nous parle-t-il vraiment ?
Adaptation de l'auteur fantasque Don DeLillo, A Jamais est avant tout la réussite de sa scénariste et interprète Julia Roy, sélectionnée aux Césars de 2017. De par ses thématiques, son ambiance et son récit, il constitue une réussite pour une adaptation de l'un des auteurs les plus mystérieux de notre génération.
Derrière ses allures d'histoire enfantine qui nous raconterait l'improbable amitié en un gamin de 10 ans et un arbre qui parle, c'est vers un incroyable appel à l'affirmation de soi mais surtout vers une leçon de pédagogie que tend cette surprenante aventure qui parlera aux plus jeunes autant qu'à leurs parents.
American Psycho, film incontournable du début des années 2000, brosse le portrait d'une Amérique folle et meurtrière à travers le parcours chaotique et déglingué d'un yuppie qui perd prise avec la réalité. En quoi cette oeuvre est-elle universelle et intemporelle ?
Alors même qu'il aborde un sujet complexe et difficile, le conflit israelo-palestinien, "3 000 nuits" est un film lumineux, porté par de superbes actrices ! Il sort au cinéma le 4 janvier.
Naomi Watts n'est pas Catherine Deneuve dans Répulsion de Polanski, d'ailleurs aucun référence avec le génie polonais, non c'est du côté de Shining qu'il faudrait creuser. Sauf qu'ici rien n'est très profond et l'on comprend où le film semble vouloir en venir bien avant le générique de fin. Si vous y voyez le déroulé, c'est que malheureusement et manifestement Oppression a atteint ses propres limites.
Un Tarantino à l'anglaise avec des personnages loufoques incarnés par un casting en or, 7 Psychopathes s'annonçait comme une comédie noire jubilatoire mais déçoit beaucoup par sa maladresse.
Cette adaptation de la série Absolutely Fabulous est une tragédie vulgaire qui mettra les fans dans une fureur sans nom. On a juste envie de noyer l'équipe du film dans la Thames avec Kate Moss.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.