Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Brooklyn Village, le nouveau film du New-Yorkais Ira Sachs est nouvelle occasion pour le cinéaste de mettre en scène le quotidien et ses contingences matérielles qui se mettent au travers des relations interpersonnelles. Un peu juste, ce film d'initiation est pourtant beau, empathique tout autant des pères que des fils.
Religion, mœurs et idéal patriotique... tout semble dénaturé dans cette Amérique que dépeignent l'iranien Rafi Pitts et le roumain Răzvan Rădulescu. C'est en tout cas le constat que l'on s'en fait en accompagnant le jeune Nero dans sa quête d'intégration. Cela valait-il alors vraiment la peine de passer la frontière?
Le film Kingsglaive apporte une belle introduction au nouvel épisode de la licence Final Fantasy qui sortira en novembre en France. Une beauté visuelle, une histoire prenante, un film qui ravira les fans, mais qui mettra un non-initié sur sa faim...
Suite du film culte de 1999, le Blair Witch de Adam Wingard est-il le digne successeur de son aîné ou sombre-t-il dans les travers du found footage insipide et oubliable ?
Même s'il n'est pas essentiel, Where to Invade Next, le nouveau documentaire de Michael Moore concède prises de conscience et découvertes chez nos compatriotes mondiaux. Malgré des attraits simplets voire niaiseux, les nombreuses touches humoristiques font de ce long-métrage une oeuvre agréable.
Après Une Histoire Banale, Audrey Estrougo nous propose La Taularde, drame voulant nous dépeindre l'enfer carcéral féminin. Si l'ensemble des personnages évoqués ne connaîtra pas le développement escompté, le film, porté par un casting et une Sophie Marceau très juste, est suffisamment réaliste et prenant pour s'imposer comme une bonne surprise.
Avec The Beatles, Eight Days A Week : The Touring Years, Ron Howard retrace l'incroyable carrière du plus grand des groupes de rock, à travers des chansons, des concerts, il montre ce que fut cette folie musicale qui s'empara du monde pour ne plus jamais le quitter.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.