"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Dans une République démocratique du Congo qui devient l’allégorie d’un capitalisme effréné, Emmanuel Gras filme le dur labeur d'un vendeur de Charbon qui sillonne les routes dangereuses de son pays pour essayer de donner un avenir meilleur à sa famille. Entre documentaire et film d'aventures, Makala donne une nouvelle définition de l’héroïsme, même si son dispositif nous questionne sur la place de la caméra dans la sphère du documentaire.
Le 20e film de Robert Guédiguian est un petit bijou de nostalgie et de naïveté douce, mais parfois plus déchirante qu'un pur cynisme frontal. La Villa est aussi une sorte de théâtre familial où chaque personnage est à lui seul tout un art. On est presque chez Tchekhov, mais à Marseille, terre de prédilection du réalisateur.
Sorti en VOD & Blu-Ray le 30 novembre dernier, The Unseen est une "réécriture" plutôt fade de L'Homme Invisible de James Whale mais qui marque un début assez prometteur pour son réalisateur Geoff Redknap.
Dans 12 jours, Raymond Depardon, à l'instar du grand Frederick Wiseman pour son propre pays, continue de dresser la cartographie d'une France qu'il aime. Cette fois-ci, il s'attaque à la rencontre entre le système judiciaire et les patients des hôpitaux psychiatriques, des justiciables particuliers et émouvants.
Ce jeudi 30 novembre sort en VOD Trahisons, un drame humain signé David Leveaux. Un long-métrage touchant, qui aborde sous un nouveau jour, le sujet quelque peu épuisé de la Seconde Guerre Mondiale.
La déception est grande. Tomas Alfredson et Michael Fassbender pondent un polar amorphe, à la rythmique désarticulée, et à l'incarnation obsolète. Ponctué de soucis de production, le film n'en pas moins inexcusable tant le résultat n'est pas digne des attentes faites autour de lui.
22 ans après, on va peut-être arrêter de dire que Pixar c'est génial car ça devient redondant. C'est vrai, c'est pas sympa pour Lego Ninjago, Capitaine Superslip,...
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.