Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

The Cloverfield Paradox, trou noir cinématographique

The Cloverfield Paradox est donc le troisième volet de la saga initiée par Matt Reeves en 2008, et prend pour cadre, cette fois-ci, une station spatiale où réside les derniers espoirs d'une humanité à cours de réserves naturelles et au bord d'un conflit planétaire.

Stronger ou le mythe du héros américain par David Gordon Green

Stronger sera un énième film sur les attentats, avec In The Fade et 15h17 pour Paris qui sortent la même année, qui n'interroge finalement pas assez la figure de héros que David Gordon Green semblait pourtant chercher à déconstruire. Le film sort en salles le 7 février 2018 et est porté par Jake Gyllenhaal.

Oh ! Lucy de Atsuko Hirayanagi : une comédie douce-amère convaincante

Oh! Lucy est une chronique douce-amère d'une prometteuse cinéaste japonaise qui mélange l'introspection de son héroïne et la critique sociale d'un Japon peut-être un peu trop rigide et étriqué, sur fond de choc culture. Une bonne surprise!

Le roi de la Polka : le King Jack Black de retour sur Netflix

Rêve de gloire et escroquerie sont au coeur de la dernière comédie Netflix "Le Roi de la Polka" qui retrace l'histoire incroyable mais vraie du chanteur polonais Jan Lewan, incarné par le génial Jack Black.

L’Insulte de Ziad Doueiri : procès de quartier aux tournures nationales

Après Baron Noir et 3 longs-métrages, Ziad Doueiri revient au cinéma avec L'Insulte, un drame judiciaire qui nous plonge au coeur du Liban. Finement écrit et magistralement interprété, le scénario nous prouve que derrière une simple insulte peuvent se cacher des problématiques bien plus complexes.

La Douleur, d’Emmanuel Finkiel : rencontre sensible du cinéma et de la littérature

Publié en 1985, le livre la Douleur est sans doute un des textes majeurs de Marguerite Duras quant à son lien étroit avec un pan important de la vie de l'auteure. L'adaptation cinématographique d'Emmanuel Finkiel est une réussite en partie due à un sens aigu du bon casting, avec notamment une Mélanie Thierry époustouflante, mais aussi grâce à une réalisation qui ne recherche ni les facilités, ni les difficultés.

Sugarland, version sucrée de Super Size Me

Nous connaissons tous les effets néfastes de la cigarette. Il y a quelques années, Super Size Me nous démontrait les méfaits du fast food. Dans la même lignée, l'acteur australien Damon Gameau veut lancer un avertissement concernant le sucre présent dans les aliments transformés. Un sucre que nous ingérons en trop grande quantité, qui qui cause obligatoirement des effets désastreux.

Avec Veronica, Paco Plaza donne un second souffle au cinéma de possession

À partir du seul rapport de police en Espagne faisant état d'un phénomène surnaturel, Paco Plaza offre une seconde jeunesse au film de possession. Faisant preuve d'un sens de la mise en scène des plus prononcés, le cinéaste ibérique dresse le portrait d'une jeune fille coincée entre deux âges et persécutée par un esprit malin.

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.