Critiques films

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

Anaconda (2025) : Sans queue ni tête

Le nouveau "Anaconda" tente une approche méta originale mais se perd rapidement dans une comédie lourdingue et maladroite. Malgré un concept prometteur et quelques idées isolées, le film échoue à faire rire ou frissonner, accumulant clichés, dialogues pauvres et maladresses dignes du nanar.

L’âme idéale : À la frontière entre la vie et l’au‑delà, les sentiments sont plus forts

Elsa, médecin en soins palliatifs au Havre, possède un don qu’elle cache au monde : elle peut entrer en contact avec les défunts au moment de leur passage. Cette capacité, qu’elle met au service des patients en fin de vie, complique pourtant son quotidien et fragilise ses relations. Un jour, après un accident de scooter, elle croise Oscar, un musicien drôle et attachant… que personne d’autre ne semble voir. Comprenant qu’il s’agit d’une présence surnaturelle, Elsa s’abandonne à cette histoire d’amour impossible, aussi lumineuse qu’éphémère. À travers cette romance hors du temps, Alice Vial signe un premier long-métrage sensible et vibrant, où l’humanité, la fin de vie et le merveilleux s’entrelacent avec délicatesse.

La Femme de ménage : l’art du faux suspense

Avec "La Femme de ménage", Paul Feig poursuit son virage vers le thriller domestique en adaptant le best-seller de Freida McFadden. Le film met en scène une héroïne précaire piégée dans une maison bourgeoise où domination sociale et emprise patriarcale s’entremêlent. Porté par Sydney Sweeney et Amanda Seyfried, le récit affiche des ambitions féministes fortes, mais peine à instaurer une tension durable et une véritable radicalité de mise en scène.

Avatar : De Feu et de Cendres – à l’épreuve du feu

L'univers des Na’vis s’embrase sous le regard de James Cameron, dont la virtuosité formelle n’est plus à démontrer. Dans "Avatar : de feu et de cendres", la beauté des images et la puissance sensorielle masquent difficilement un récit en perte d’élan, saturé de personnages et d’enjeux esquissés plus qu’incarnés. Un retour à Pandora aussi fascinant que frustrant.

L’Agent secret : une œuvre multicouches à combustion lente

Présenté en compétition officielle à Cannes 2025, "L’Agent secret" de Kleber Mendonça Filho est une œuvre dense et protéiforme mêlant thriller politique, comédie décalée et film de genre. Porté par Wagner Moura et une mise en scène somptueuse, ce film à combustion lente intrigue, dérange et s’impose comme une expérience cinématographique singulière.

La condition : Une nécessaire sororité

Dans La Condition, Jérôme Bonnell orchestre un huis clos oppressant où la domination patriarcale écrase deux femmes que tout oppose, jusqu’à faire naître une sororité inattendue. Un drame féministe tendu comme un thriller, porté par des acteurs au sommet.

Résurrection : L’inattrape-rêve

"Résurrection" de Bi Gan, présenté à Cannes, mêle rêverie bouddhiste et histoire du cinéma dans une fresque ambitieuse. Virtuosité formelle, références savantes et puissance visuelle composent un film-rêve fascinant mais inégal, dont la beauté hypnotique interroge les limites émotionnelles et narratives du cinéma comme songe.

Rebuilding, l’exode des cowboys errants

Le cinéma présente souvent les cowboys comme des héros solitaires, des hommes en souffrance qui peinent à subsister au sein d'un monde à la dérive. En s'attachant à l'histoire d'un père qui a déjà tout perdu, "Rebuilding" dresse le portrait de cowboys déracinés, privés de leur terre et de leur raison d'être. Un beau drame qui redonne foi en l'avenir.

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