"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Petite fille est un très beau documentaire, qui suit le parcours de la jeune Sasha et dans le même temps, de sa famille. La jeune fille le dira avec ses propres mots, à l’une de ses thérapeutes : « je suis né garçon mais je suis une fille ». Traitant alors de la dysphorie de genre, le documentaire ne s’intéressera pas au pourquoi, mais portera son regard sur le comment et le parcours que cela peut occasionner. Notamment autour des notions que sont l’acceptation et la tolérance de l’autre.
Slalom de Charlène Favier sortira en salles quand les cinéma seront de nouveaux ouverts. Présenté en avant-première avec la 25e heure et le cinéma le Méliès à Montreuil, le film est un petit bouleversement. Commencé en 2015 mais achevé après les révélations #metoo, le film est un écho maitrisé et équilibré à ce mouvement. Charlène Favier a fait de son film-pansement, un film universel qui va droit au cœur. L'équilibre et la force se jouent dans l'écriture des personnages, mais aussi dans une mise en scène joueuse, tendue et travaillée qui fait de Slalom plus qu'un film coup de poing, mais plutôt une véritable œuvre de cinéma.
Disponible sur Amazon Prime Video depuis le 5 mars, Un Prince à New York 2 nous propose une suite au célèbre premier volet éponyme (1988) dans lequel Eddie Murphy interprétait Akeem, un prince africain venu chercher l'amour de sa vie dans le Queens, quartier pauvre de New York. La suite est simple : n'ayant engendré que des filles, Akeem découvre qu'il a un fils illégitime né aux Etats-Unis et décide de le trouver pour le faire asseoir sur le trône, la loi de Zamunda (son pays natal) stipulant que l'héritier doit être de sexe masculin. Mais une fois arrivé dans le Queens, le monarque africain découvre que son fils et sa mère n'ont pas reçu l'éducation raffinée attendue d'un prince : la cohabitation au palais royal de Zamunda s'annonce cocasse...
I Care a lot, dès ses premières secondes, se coince maladroitement dans un discours stéréotypé sur la société capitaliste, discours qui se veut vindicatif, nébuleux mais qui s’avère surtout éculé : « il y a les lions et les agneaux, les prédateurs et les proies ». Cependant, on connaît déjà la recette et cette fois-ci, elle laisse non pas un arrière-goût acide ou sulfureux mais une petite trace mollement acidulée.
Western atypique dont l’action est située dans une période historique tourmentée où le futur s’invite déjà dans un passé qui ne passe pas, l’œuvre est d’une sobriété émouvante. Elle assume ses choix narratifs originaux et finit de convaincre grâce à son casting et à ses qualités esthétiques indéniables. Une vraie bonne surprise.
Bliss est un long-métrage de science-fiction qu'on doit à Mike Cahill. Pendant 1h40, on suit Salma Hayek et Owen Wilson dans le rôle de deux personnes en difficulté sociale ou psychologique, qui s'avèrent être issues d'une autre réalité utopique et venir tester le malheur dans la nôtre qui ne serait qu'une simulation...
Malcolm & Marie, le dernier film de Sam Levinson sorti sur Netflix, nous plonge dans une ambiance de Saint Valentin douce et amère. Deux heures de scènes de ménage, en noir et blanc, entre Zendaya et John David Washington, qui finissent par perdre le public en trop de bavardages.
Fraichement sorti sur Netflix, le dernier film de Kornel Mundruczo, Pieces of a Woman, est une oeuvre tenace et bouleversante sur le deuil et la reconstruction d’une femme, incarnée par l’impressionnante Vanessa Kirby.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »