Prenant le point de départ du Valeur sentimentale de Joachim Trier, l'histoire d'un cinéaste qui tente de renouer avec sa fille par l'intermédiaire d'un projet cinématographique, Rodrigo Sorogoyen propose une tout autre approche. L'intensité de sa mise en scène raconte le poids d'un passé qui vient perturber le tournage. Un abandon qui hante ce père comme sa fille. Analyse, en cinq scènes fortes.
Le documentariste Philippe Béziat nous propose une plongée au sein du célèbre Orchestre de Paris. Multipliant les approches et les gestes de mise en scène, il permet de lever un coin de ce grand mystère : comment des individualités parviennent à faire corps, au service de la musique. Captivant.
Avec "Woman and Child", Saeed Roustaee trace le destin d'une femme déterminée à trouver les coupables du malheur qui l'accable pour les châtier. Le portrait poignant d'une Médée autant que d'une Méduse qui, impuissante à se venger, finira par choisir une autre voie. Magistralement mise en scène.
L'article s'intéresse à la manière dont les scénaristes de Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock et Les banlieusards de Joe Dante réussissent à rendre des personnages qui espionnent leurs voisins attachants.
Alors que le public conspue de plus en plus les redites cinématographiques - et ce à juste titre - il est temps de remettre les pendules à l'heure en expliquant ce qu'est un mauvais remake. Et ce en prenant le cas du téléfilm Dirty Dancing, le film qui a laissé Bébé toute seule dans un coin.
" Non mais lui il est pas du tout comme dans le livre ", " aucun rapport avec la B.D ", " ce film est pourri, elle est même pas censée être noire ". Le fan qui réside en chacun de nous a déjà proclamé l'une de ses plaintes devant le visionnage du film tiré de son bouquin préféré. Entre Harry Potter et Hunger Games, Batman et Deadpool, en passant par le prochain Death Note : la question se pose : un film doit-il obligatoirement respecter fidèlement l'oeuvre dont il est tiré pour être bon ?
C'est le 20 juin 1975 que les Américains découvrent en salles "Les Dents de la Mer" mais aussi son réalisateur qui vont connaitre tous deux un immense succès critique et public. L'article revient sur la conception et le tournage du film chaotique mais également sur sa réception spectaculaire.
Accueilli avec émotion, Lion suit les traces du renommé Slumdog Millionaire. Même si les scénarios sont différents, ces oeuvres restent tout de même étroitement liées. Elles dépeignent avec simplicité la réalité et mettent en évidence la symbolique thématique de l'espoir.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »