Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans le troisième tome de Banana Sioule, baptisé "Le X" (Glénat), Michaël Sanlaville livre une réflexion sur la parentalité, les apparences ou encore le mercantilisme sportif.
Avec Le Retour de la Souris du Futur, la maison d'édition Glénat offre une suite à La Souris du Futur, qui permettait à un collectif de jeunes auteurs talentueux de revisiter les classiques de l'animation Disney, en insufflant une nouvelle vie à quatre œuvres ancrées dans la mémoire collective.
Avec son diptyque Zoé Carrington, Jim vient clore sa trilogie des ex. Il plonge ses lecteurs dans un récit extravagant, qui dit beaucoup de l'obsession et de la jeunesse perdue. À travers une fête d'anniversaire posthume à Londres, l'auteur entremêle souvenirs, désirs et quêtes éperdues de bonheur dans un récit qui, sous couvert d'humour et de légèreté, sonde les hommes et leurs contradictions.
Juliette Fournier et Jean-Gaël Deschard publient aux éditions Glénat Les Semi-Déus, une série fantastique, conçue à hauteur d'enfant, conjuguant avec talent l'esthétique manga à une trame narrative riche en aventures et en machinations.
L'Atlas historique de la Russie, paru aux éditions Autrement, fait l'objet d'une actualisation salutaire. Coécrite par François-Xavier Nérard et Marie-Pierre Rey, avec le précieux apport cartographique de Cyrille Suss, cette troisième édition survient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par l'annexion de la Crimée en 2014 et l'invasion de l'Ukraine en 2022, démontrant une fois de plus l'importance cruciale de la Russie sur l'échiquier international.
Tourbillon d'irrévérence et d'humour noir. Davy Mourier, dans son dernier album, La Petite Mort : les héros meurent aussi, paru aux éditions Delcourt, réinvente l'art de la satire à travers le prisme d'une faucheuse atypique, qui s'exerce sur tout ce que la culture populaire compte de héros. Autonome et efficace, ce petit opus se lit d'une traite, avec légèreté.
Dans ce troisième opus de L'Homme le plus flippé du monde, Théo Grosjean renoue avec son thème de prédilection, l'anxiété généralisée, qu'il met en scène à travers toute une série d'événements quotidiens.
L'Enfer c'est les hôtes organise la rencontre improbable entre Satan et Caïn, alors même que l'enfer est encore en cours de construction. Karibou et Lionel Richerand s'en donnent à cœur joie en plongeant les deux protagonistes dans des situations toutes plus loufoques les unes que les autres.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.