Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
À l'occasion de l'exposition "Pasolini en clair-obscur" présentée au Nouveau Musée National de Monaco du 29 mars au 29 septembre 2024, les éditions Flammarion proposent un catalogue consacré aux influences croisées entre l'art et la geste pasolinienne.
Pour son premier album graphique, Danicollaterale plonge le lecteur dans le microcosme enserré d'un cabinet d'architecture parisien, qu'il dévoile à travers les yeux d'Enzo Forte, un stagiaire italien. Entre créativité débordante et réalité professionnelle ardue, le jeune homme tente de faire son trou.
Dans une fresque colorée et empreinte d'émotions, la bande dessinée Maud Lewis nous plonge dans l'univers d'une artiste peintre canadienne emblématique du XXe siècle. Mathieu Siam et Émeline Grolleau rendent hommage à une femme diminuée au parcours singulier, marqué par un style naïf et une vie modeste mais riche de créativité.
Les éditions LettMotif publient le huitième tome de la série "Darkness", qui s'intéresse à la censure dans le cinéma italien. Les auteurs reviennent sur plusieurs moments-clés où l'expression artistique des cinéastes a été confrontée à des barrières politiques, religieuses et sociales. De l'émergence de la censure sous le régime de Giolitti aux défis contemporains, ce panorama filmique révèle les luttes des créateurs face à l'autorité.
La Seconde Guerre mondiale a connu son lot de tragédies. Parmi elles : la rafle d'Izieu. Cet événement, survenu le 6 avril 1944, implique la déportation et l'extermination de 44 enfants juifs et 7 adultes, marquant ainsi l'une des pages les plus sombres de l'histoire française. L'œuvre de Pascal Bresson et Giulio Salvadori, La Rafle d'Izieu (La Boîte à bulles), offre une reconstitution graphique de ce drame.
Avec Yan, paru aux éditions Glénat, Chang Sheng plonge le lecteur dans une aventure échevelée, où vengeance, justice et quête identitaire s'entremêlent. Au cœur de cette saga, on trouve une jeune fille de 15 ans emprisonnée à tort et désireuse de venger la mort de sa famille.
La bande dessinée autobiographique permet d'explorer des trajectoires de vie aux multiples reliefs. Dans Mon Infractus, Hervé Bourhis se livre sur ses problèmes cardiaques, mais prend grand soin d'entremêler ses mésaventures médicales avec sa passion, bien plus légère, du DJing.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.