Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans L'Homme en noir, Giovanni Di Gregorio et Grégory Panaccione déploient une trame douloureuse, qui explore les profondeurs de la peur et du traumatisme à travers les yeux d'un enfant. L'ouvrage, paru aux éditions Delcourt, traite avec sensibilité des violences sexuelles subies par les enfants, un sujet délicat abordé avec pudeur et justesse.
Adieu coach, de Joachim Guilloteau et Boris Guilloteau, prend pour cadre le microcosme du rugby et ses valeurs fondamentales – de camaraderie, d'esprit d'équipe et de résilience. Publiée aux éditions Bamboo, l'album raconte l'histoire de cinq vétérans du rugby qui s'unissent pour sauver leur club, menacé par des intérêts immobiliers.
Rainer Werner Fassbinder a été une figure incontournable du cinéma allemand de l'après-guerre. Menant une vie tumultueuse, marquée par l'innovation artistique et des excès personnels, l'homme se dévoile aujourd'hui à travers la lentille de la bande dessinée, puisque Noël Simsolo et Stefano D'Oriano lui consacrent une biographie graphique aux éditions Glénat.
Dans Les Ennemis du peuple, Emiliano Pagani et Vincenzo Bizzarri plongent le lecteur dans un drame social poignant, explorant les divisions de la société italienne dans un contexte de délocalisations industrielles. L'album, paru chez Glénat, met en lumière les conflits sociaux et personnels dans un pays en crise, où la lutte pour la survie économique et identitaire est omniprésente.
Les Tuniques Bleues est un monument de la bande dessinée franco-belge. La série se penche sur l’Ouest américain fictif, marqué par ses influences historiques et ses thèmes sociaux. Les éditions Dupuis proposent aujourd'hui, dans un superbe volume, de redécouvrir la genèse et l'évolution de cette série qui a marqué des générations de lecteurs.
Quand Mo/CDM tire sur la corde générationnelle, c'est pour lancer une farce furieusement abracadabrantesque. Les deux volumes de Gen War rivalisent d'humour caustique, transformant une simple querelle de trottinettes en une guerre intergénérationnelle rendue au dernier degré de l'absurde. Entre sabotage, dynamite et bérets, le lecteur est pris dans une spirale de folie et de conflictualité.
Les livres Le Printemps par les grands maîtres de l'estampe japonaise par Jocelyn Bouquillard et Roses, pivoines et iris par les grands maîtres de l'estampe japonaise par Anne Sefrioui, édités chez Hazan, viennent compléter utilement une collection qui, publication après publication, ne cesse de révéler la splendeur de l'art japonais des estampes. Cette fois, les thèmes centraux sont donc le printemps et les fleurs, bien en vue de le kacho-ga et célébrés notamment à travers le hanami ou l'art floral de l'ikebana.
Dans son essai intitulé No Fear of the Dark, Hartmut Rosa, philosophe et et sociologue, nous plonge dans les abysses de la culture metal, une forme musicale à la fois marginale et mondialement répandue.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.