Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Coécrit par Jean-Louis Tripp et Aude Mermilliod et illustré par Horne, "Les Vents ovales" est le premier tome d'une trilogie qui entend immerger le lecteur dans la ruralité française des années 60. Fait particulier : le rugby y est célébré comme une véritable religion. Publié par Dupuis, l'album s'intéresse à la vie quotidienne de deux villages du Sud-Ouest, Castelnau et Larroque, qui nous sont présentés en alternance avec les événements historiques d'alors.
Avec "Mou" (éditions Dupuis, 96 pages), Benoît Feroumont nous entraîne dans une fable « érotique » et incongrue où Charles, loser transformé en monstre à tentacules, devient un peu malgré lui le fantasme numéro un des environs. Le récit questionne la nature du désir dans une société en quête perpétuelle de sensations.
L'œuvre "Voyage au centre de la Terre" de Jules Verne, adaptée par Rodolphe et illustrée par Patrice Le Sourd, trouve une nouvelle vie dans ce deuxième tome publié par les éditions Delcourt. Le professeur Lidenbrock, sa nièce Axel, et leur guide Hans poursuivent leur périple extraordinaire dans les profondeurs de la Terre. Leurs aventures les mènent à la découverte d'un océan souterrain peuplé de créatures préhistoriques et les confrontent à toutes sortes de péripéties.
"Là où gisait le corps" est le dernier roman graphique du tandem Ed Brubaker et Sean Phillips. Publié par les éditions Delcourt, il nous plonge dans les recoins les plus sombres d'un quartier résidentiel américain, en plein coeur des années 80. Dense et complexe, le récit alterne les points de vue et les époques, pour nous offrir une peinture saisissante de Pelican Road.
"Canary", de Scott Snyder et Dan Panosian, publiée aux éditions Delcourt, nous entraîne dans une aventure teintée d'horreur, prenant pour cadre le far west américain.
La venue au monde d'un enfant est souvent dépeinte à travers les yeux de la mère, laissant ainsi le point de vue du père dans l'ombre. Le roman graphique "Naissance", de Samuel Wambre, publié par les éditions Steinkis, prend le parti d'offrir une perspective intime et détaillée de l'accouchement, en épousant le regard paternel. Le récit met en lumière les préparatifs, les doutes et les surprises qui accompagnent la naissance d'un enfant.
Dans "Mickey contre l'Alliance maléfique", publié par Glénat, Nicolas Pothier et Johan Pilet nous transportent dans une aventure palpitante au cœur de New-Mickeyville, une ville rétro-futuriste où l'action et l'humour se mêlent habilement.
Christian Cailleaux publie aux éditions Glénat "Les Tribulations de Félix Mogo", volumineux recueil de plus de 600 pages et véritable trésor pour les amateurs de bandes dessinées dépaysantes. Rassemblant quatre récits préexistants, ce volume permet de découvrir dans un même élan l'univers riche et poétique de l'auteur.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.