Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Paru aux éditions Delcourt, "Zodiaque" est un roman graphique d'une profondeur singulière, qui réunit l'artiste dissident chinois Ai Weiwei, la scénariste Elettra Stamboulis et l'illustrateur Gianluca Costantini. À travers les signes astrologiques chinois, l'œuvre interroge la liberté d'expression, l'art, la résistance et les relations complexes entre pouvoir et création.
Avec "Les Contes de la Pieuvre", Gess nous plonge dans un Paris de la fin du XIXe siècle où la réalité côtoie le surnaturel. Ce quatrième opus, intitulé "Fannie la renoueuse", met en scène des personnages complexes, dotés de pouvoirs extraordinaires, dans une lutte pour la survie et le contrôle d’un Paris gangrené par la plus puissante organisation criminelle de l’époque : la Pieuvre. À travers une narration ingénieuse et des dessins saisissants, volontairement suranné, Gess bâtit une œuvre remarquable mêlant action, psychologie et réflexion sociale.
Dans "Poussière d'os", Ben Stenbeck nous plonge dans un univers dystopique ravagé où les rares survivants humains s'entredéchirent pour subsister. Porté par un style graphique percutant, l'album dépeint la survie d'un enfant sauvage traqué par des tribus cannibales, sous le regard curieux d'une intelligence artificielle. Une œuvre à la croisée de la science-fiction et du drame post-apocalyptique, qui rappelle Mad Max et des œuvres dystopiques comme La Route de Cormac McCarthy.
"Paris-Damas : Liaisons mortelles" de Jean-Claude Bartoll et Nicolas Otero, édité par Delcourt dans sa collection "Encrages", explore les relations tumultueuses et parfois mortifères entre la France et la Syrie sous la dynastie des Assad. Cette bande dessinée historique met en lumière quarante ans de manipulations, d'accords secrets et d'attentats, mais aussi de fascination-répulsion, qui ont profondément marqué ces deux pays. Elle révèle par ailleurs des aspects encore méconnus des relations bilatérales, de la période du mandat français jusqu'à la guerre civile syrienne actuelle.
Numa Sadoul, écrivain, critique et essayiste, a marqué l’histoire de la bande dessinée en France par une approche originale et érudite de cet art alors souvent relégué au divertissement populaire. Sa carrière est jalonnée de rencontres et d’amitiés sincères avec des figures emblématiques du neuvième art, telles que Gotlib, Moebius ou encore Franquin. C'est sur ce dernier qu'il revient généreusement dans Franquin et moi, un ouvrage d'entretiens incontournable, conçu en collaboration avec Christelle Pissavy-Yvernault.
"Saturne", le troisième volume de la série Système Solaire (Glénat), co-créé par Bruno Lecigne et Federico Dallocchio, nous emmène dans une aventure scientifique et exploratoire aux confins de la géante gazeuse, une planète aux anneaux aussi énigmatiques que captivants…
éLes Grands Moments de l'Histoire du Rock", d'Ernesto Assante, permet de prendre le pouls de l'évolution d'un genre musical qui a profondément marqué le XXe siècle. Avec une couverture chronologique sélective, ce beau-livre riche en illustrations nous emmène des prémices du rock'n'roll en 1954, avec le premier concert d'Elvis Presley, jusqu'à des événements contemporains marquants, comme le concert Together at Home en 2020, symptomatique de la période de confinement. L'auteur prend le parti, judicieux, de découper l'histoire du rock à travers des concerts emblématiques, des festivals mythiques et des artistes devenus légendaires…
"Mercader, l'homme qui tua Trotsky", de Patrice Perna et Stéphane Bervas, nous renvoie aux méandres de l'enquête policière et de l'histoire politique du XXe siècle. Ce premier tome, publié aux éditions Glénat, propose une immersion glaçante dans le bloc de l'Est des années 1970. À travers une investigation menée en 1978 à Prague, l'album revisite l'assassinat de Léon Trotsky par l'un des espions les plus célèbres du NKVD : Ramón Mercader. Une lecture qui s'inscrit à la croisée de l'Histoire, de la politique et du polar d'espionnage.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.