Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans "Les Fantômes du Mont-Blanc", Phicil prend pour cadre les Alpes, en pleine Seconde Guerre mondiale. Dans une atmosphère suspendue entre réalité et rêve, au cœur d'une petite horlogerie, un chien, témoin muet mais essentiel, accompagne le fantôme d’une jeune femme en quête de ses souvenirs perdus. Parue aux éditions Delcourt, cette œuvre touchante redonne vie à une histoire personnelle qui fait écho aux traques et aux fuites des populations juives durant cette période sombre…
Actuel président de la République populaire de Chine, qu'il dirige d'une main de fer, Xi Jinping est une figure singulière, forgée par un parcours semé d'embûches, de controverses et de réinventions. Son ascension politique est à l'image de la Chine moderne : mêlée d'une histoire pleine de soubresauts, empreinte d’idéaux révolutionnaires et caractérisée par une ambition implacable. Éric Meyer et Gianluca Costantini en font état aux éditions Delcourt.
Dans "Les Prophètes de l'IA" (2024), Thibault Prévost produit une analyse incisive des discours technologiques dominants autour de l'intelligence artificielle. Il met notamment en lumière une rhétorique apocalyptique construite par les élites de la Silicon Valley pour servir des intérêts politiques et économiques bien précis. L'essai décrypte les motivations qui se cachent derrière les prophéties touchant à l'IA, tout en examinant les impacts réels de cette technologie sur nos sociétés.
"Le Voyage du Saint-Louis", de Sara Dellabella et Alessio Lo Manto, est publié aux éditions Marabulles. Il revient sur un épisode méconnu mais marquant de l'histoire : l'errance désespérée de 937 réfugiés juifs qui, en mai 1939, embarquèrent à bord du paquebot allemand Saint-Louis en quête d'un refuge contre la persécution nazie. Ce roman graphique s'inscrit dans la lignée des œuvres qui interrogent l'indifférence du monde face à la montée de la barbarie, évoquant les contradictions humaines et politiques autour de l’accueil des réfugiés.
Avec "Alessia", Zidrou et David Merveille nous plongent dans une fresque mélancolique où l’Italie de l’après-guerre se fait le cadre d’une réflexion douce-amère sur le temps, l’art et l’inspiration perdue. À travers les errances du peintre Cactus, individu solitaire et souvent mystérieux, le récit interroge la impermanence et la fugacité de l’existence humaine, tout en offrant une peinture visuelle saisissante d’un été transalpin.
Dans "Les Notes rouges", Nadia Nakhlé explore les ravages de la guerre sur les liens familiaux et l'identité personnelle. Après le remarquable Zaza Bizar, qui abordait avec finesse la dysphagie et les angoisses enfantines, l'autrice revient avec un nouveau roman graphique tout aussi sensible, qui mêle habilement esthétique visuelle, enjeux historiques et émotions à fleur de peau.
Le dernier récit des auteurs Ram V, Dan Watters et Matthew Roberts, "L'Étrange Créature du Lac Noir", réactualise avec brio l'un des monstres les plus emblématiques du cinéma d'horreur Universal. L'album est à découvrir aux éditions Urban Comics.
Les éditions Urban Comics publient "Dracula", de James Tynion IV et Martin Simmonds. Dans cette nouvelle interprétation du célèbre conte gothique imaginé par Bram Stoker en 1897, nous suivons le Dr John Seward, confronté à un nouveau patient inquiétant, Renfield, dont les témoignages déroutants évoquent à demi-mot un démon ineffable : Dracula.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.