Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Le scénariste et dessinateur français Marc-Antoine Mathieu publie un album original et sophistiqué aux éditions Delcourt. Deep me se déroule en deux temps séparés par un point de bascule. Mi-sensitif mi-science-fictionnel, ce récit complet se caractérise par un parti pris graphique radical.
La collection « Aire libre » des éditions Dupuis s'enrichit d'un nouveau roman graphique, intitulé Bellem et dû à l'auteur et dessinateur belge Jean-Claude Servais.
Jean-Claude Servais...
Christopher Bouix publie Alfie aux éditions Au Diable Vauvert. Il y narre l'arrivée, aux conséquences insoupçonnées, d'une IA de domotique dans une famille moyenne.
Enseignante-chercheuse en histoire, Mathilde Larrère prend le parti, original, de raconter une histoire du féminisme à travers une série d'objets porteurs de significations genrées ou détournés jusqu'à revêtir une forte connotation sociale et politique. Les illustrations inspirées de Fred Sochard, de même que des interviews ou des extraits de textes, de discours ou de chansons, viennent utilement compléter son propos.
Le politiste et spécialiste des questions syndicales Jean-Marie Pernot publie Le Syndicalisme d'après aux éditions du Détour. Il y livre une réflexion lucide sur l'état de ces organisations professionnelles aujourd'hui quelque peu démonétisées.
Retour sur quelques nouveautés. Au programme : Après le 13 novembre, Confessions d'une femme normale, L’Odyssée des gènes et Les Pompiers : Point de pression.
Neuvième tome de la série Les 5 Terres, « Ton rire intérieur » paraît aux éditions Delcourt. Le collectif de scénaristes Lewelyn et le dessinateur Jérôme Lereculey continuent sur leur (belle) lancée, entre conflits claniques, deuil et péripéties déroutantes.
Dans Mixtape 2.0, Cut Killer et Julien Civange reviennent sur l'émergence en France d'une culture musicale et urbaine née aux États-Unis. C'est à travers la carrière personnelle du DJ parisien, riche en anecdotes passionnantes, que l'histoire du hip-hop nous est contée, dans un livre fourmillant d'images et pulsant au rythme des platines.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.