Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Enseignante-chercheuse en histoire, Mathilde Larrère prend le parti, original, de raconter une histoire du féminisme à travers une série d'objets porteurs de significations genrées ou détournés jusqu'à revêtir une forte connotation sociale et politique. Les illustrations inspirées de Fred Sochard, de même que des interviews ou des extraits de textes, de discours ou de chansons, viennent utilement compléter son propos.
Le politiste et spécialiste des questions syndicales Jean-Marie Pernot publie Le Syndicalisme d'après aux éditions du Détour. Il y livre une réflexion lucide sur l'état de ces organisations professionnelles aujourd'hui quelque peu démonétisées.
Retour sur quelques nouveautés. Au programme : Après le 13 novembre, Confessions d'une femme normale, L’Odyssée des gènes et Les Pompiers : Point de pression.
Neuvième tome de la série Les 5 Terres, « Ton rire intérieur » paraît aux éditions Delcourt. Le collectif de scénaristes Lewelyn et le dessinateur Jérôme Lereculey continuent sur leur (belle) lancée, entre conflits claniques, deuil et péripéties déroutantes.
Dans Mixtape 2.0, Cut Killer et Julien Civange reviennent sur l'émergence en France d'une culture musicale et urbaine née aux États-Unis. C'est à travers la carrière personnelle du DJ parisien, riche en anecdotes passionnantes, que l'histoire du hip-hop nous est contée, dans un livre fourmillant d'images et pulsant au rythme des platines.
Le 19 octobre verra deux atlas paraître concomitamment aux éditions Autrement. Pendant que Lukas Aubin et Jean-Baptiste Guégan font du sport un enjeu économique et diplomatique, Nadine Cattan et Stéphane Leroy s'interrogent sur la vie amoureuse, le couple et les nouvelles pratiques sexuelles à l'ère de #MeToo.
La journaliste Marie-Morgane Le Moël publie La Petite Histoire des grands médicaments aux éditions Autrement. Pénicilline, Viagra, aspirine, pilules contraceptives... Comment ont-ils vu le jour ? Qu'ont-ils impliqué ?
Dans la collection « Encrages » des éditions Delcourt paraît la suite du diptyque Le Jour où j’ai rencontré Ben Laden, intitulée « Détenus 161 et 325 à Guantanamo ». En donnant la parole à Mourad et Nizar, deux jeunes des Minguettes (Vénissieux, banlieue lyonnaise) partis en Afghanistan, Jérémie Dres entend raconter les dessous des prisons américaines extrajudiciaires, où privations et tortures étaient monnaie courante. L'auteur et dessinateur français recueille aussi les témoignages, précieux, de Dominique de Villepin, ex-ministre des Affaires étrangères, et de l'ancien député-maire de Vénissieux, André Gérin.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.