Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Les éditions Delcourt publient No Future, d'Éric Corbeyran et Jef. Dans un futur dystopique où l'ultra-gauche au pouvoir s'est arc-boutée autour de valeurs sanctuarisées, deux personnages marginaux, nostalgiques de l'ancien monde, s'élèvent contre l'oppression et la corruption.
Les éditions Glénat publient dans leur collection « Vents d'Ouest » Monsieur Apothéoz, de Julien Frey et Dawid. Le récit, doux-amer, s'articule autour de trois personnages vulnérables qui se serrent les coudes... à leur façon.
Commandé par une société luthérienne afin de conscientiser le public aux enjeux du troisième âge, le moyen métrage d'éducation The Amusement Park (1973) s'ajoute au catalogue des éditions Potemkine, dans une restauration 4K. Derrière la caméra : un George A. Romero qui, en quelques jours de tournage (de un à trois selon les sources), parvient à faire d'un parc d'attractions lambda un véritable enfer pour nos aînés.
C'est une sorte de mise en abîme. Les éditions Dupuis se racontent à travers une exposition carolorégienne qui s'accompagne d'un ouvrage indispensable. Intitulé La Fabrique des héros, ce dernier fourmille d'histoires passionnantes et d'anecdotes amusantes.
Les éditions EPA devraient contenter plus d'un cinéphile : la publication de Bandes originales est une occasion quasi unique de faire, en compagnie de l'excellent Thierry Jousse, le bilan de l'évolution de la musique de films. Avec passion et didactisme.
La Boîte à bulles publie Freud, le moment venu, de Suzanne Leclair et William Roy. Deux formes de cancer y cohabitent avec pour point commun de profondément affliger le père de la psychanalyse : la montée du nazisme, qui le pousse à l'exil à Londres, et un épithéliome engendré par un tabagisme excessif.
La collection « Machines de guerre » des éditions Delcourt accueille Le Boucher de Stonne de Jean-Pierre Pécau, Senad Mavric et Filip Andronik. Les auteurs se penchent sur le char français B1 bis, le meilleur en son temps, dont le blindage chrome-colbalt résistait à toutes les armes antichar et dont les canons venaient à bout des Panzer ennemis.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.