Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
La collection « Zones » des éditions La Découverte accueille, un peu plus de deux ans après La Fabrique du consommateur, un nouvel essai d'Anthony Galluzzo...
Retour sur quelques nouveautés de ce mois de janvier 2023. Au programme : le second tome de Banana Sioule, DMT et Les Futurs de Liu Cixin : Brouillage intégral.
Concomitamment à Éloïse Marseille et ses Confessions d’une femme normale, les éditions Pow Wow publient Corps vivante, de Julie Delporte. Le sexe, ses orientations, ses violences et ses pressions y occupent une place centrale, en toute transparence mais avec ce qu'il faut de pudeur.
Je suis métisse, de Sayra Begum, paraît aux éditions Delcourt. Récit doué de justesse et de sensibilité, il raconte l'histoire d'une famille musulmane installée en Angleterre, à travers le point de vue de Shuna, jeune femme tiraillée entre les prescriptions culturelles ou religieuses et l'ivresse d'une liberté vécue à l'occidentale.
Un livre, des reportages, un film et désormais une bande dessinée. Le scandale du Mediator n'a pas fini de faire couler l'encre. Les éditions Delcourt publient un récit de l'intérieur, d'Éric Giacometti et Irène Frachon, racontant la manière dont quelques lanceurs d'alerte ont eu raison du best-seller des laboratoires Servier.
Les éditions HiComics publient Blue in green, du scénariste Ram V. et du dessinateur Anand RK. Doté d'un univers graphique inventif et de reliefs psychologiques vertigineux, l'album prend pour antihéros un musicien en lutte avec lui-même, mais aussi avec les démons du passé familial.
Dans Légendes urbaines, l'auteur et dessinateur Hicham Bouhennana met en scène des créatures géantes dont nos métropoles deviennent les terrains de jeu. L'ordonnancement du monde est définitivement rompu : les éléments urbains se voient réinvestis de fonctions nouvelles et l'activité humaine, soumise au bon vouloir d'animaux et insectes démesurés, réels ou imaginaires.
Le scénariste Dobbs et le dessinateur Nicola Genzianella publient Souviens-toi que tu vas mourir aux éditions Glénat. Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, un sergent nordiste noir et un combattant sudiste se voient contraints de faire équipe face aux épreuves, malgré le passif qui les oppose.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.