Arts & Culture

Kill Bill : The Whole Bloody Affair, la nouvelle séquence anime et le geste hybride que Tarantino a inventé en 2003

Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.

Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Vanessa et Lily-Rose, d’un Chanel à l’autre

Avec Vanessa Paradis en 1991 et Lily-Rose Depp en 2016, la maison Chanel sut choisir les visages pour incarner ses parfums « Coco » et « Nº 5 L’Eau ». Retour sur l'origine de ces produits et les films publicitaires mettant en scène les deux égéries.

La couleur : intensités qui brûlent, symboles qui hantent, puissances qui envahissent

La couleur n’est jamais un simple pigment : c’est une force. Elle organise la perception, oriente l’émotion, structure l’image. Dans le cinéma, les séries, la mode, la peinture ou les environnements numériques, la couleur agit comme un opérateur culturel : elle signale, intensifie, dramatise, identifie. La couleur est une forme qui traverse les corps, les surfaces, les récits — une intensité qui façonne notre manière de voir.

Le motif : répétitions qui obsèdent, signes qui hantent, structures qui capturent

Le motif n’est pas un simple décor : c’est une structure. Il organise la répétition, crée une identité visuelle, stabilise un récit ou un geste. Dans le cinéma, les séries, la mode, la peinture ou les environnements numériques, le motif agit comme une forme culturelle : il revient, insiste, marque, identifie. Le motif est une manière de faire circuler une idée, un signe, une intensité — une répétition qui devient langage.

Le style : manières qui marquent, gestes qui imposent, signatures qui capturent

Du cinéma à la mode, des séries aux arts visuels, le style révèle une manière de faire, une signature, une intensité. Une analyse culturelle des formes stylistiques contemporaines.

Le ton : ambiances qui hantent, postures qui imposent, manières d’adresser

Le ton n’est pas un style : c’est une position. Il détermine la manière dont une œuvre s’adresse, se place, se colore. Dans le cinéma, les séries, la musique, la peinture ou les environnements numériques, le ton organise l’ambiance, la distance, l’ironie, la gravité. Le ton est une forme culturelle : une manière de dire, de montrer, de ressentir.

L’Etang mis en scène par Gisèle Vienne : entre corps et récits, une expérience intense

L'Etang raconte l'histoire de Fritz, un adolescent maltraité par sa mère qui simule une noyade pour regagner son amour. Voilà tout un programme que Gisèle Vienne transcende par une mise en scène déroutante, plastique et d'une étrangeté sans cesse renouvelée. Le corps, sans cesse contredit par le texte et inversement, est maître en ces lieux, comme pour offrir aux spectateurs des voix, des âmes qui sont multiples, jamais figées. Un récit porté par deux grandes actrices : Adèle Haenel et Henrietta Wallberg et qui s'est joué entre 2019 et le 15 mai 2022 pour une dernière au théâtre Nanterre-Amandiers.La pièce sera de nouveau jouée à Cergy-Pontoise les 2 et 3 juin.

La figure : visages qui hantent, symboles qui traversent, incarnations qui capturent

Au programme ce jeudi : sensibilités divines, empathie complexe, sens propre et figuré, casseur d'images et nuit simulée. Lorsqu'on souhaite travailler dans l'art ou la culture, on se doit de connaître les termes, le "jargon" du métier... Mais pourquoi nous réserver ces mots ? Pourquoi ne pas les partager ? Que ce soit pour se cultiver, pour avoir un meilleur vocabulaire technique, pour briller en société ou tout simplement pour connaître de nouveaux concepts, cet abécédaire artistique est là pour être découvert.

Le double : miroirs qui lacèrent, fractures qui saignent, identités qui se remplacent

Le double n’est plus une figure marginale de la fiction, mais une expérience diffuse où l’identité se vit comme division, prolifération et concurrence entre versions de soi. De la fracture intérieure aux reflets, aux écrans et aux avatars numériques, se dessine un régime où se percevoir et exister passent par la multiplication des semblants, au prix d’une fatigue ontologique devenue condition ordinaire.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

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« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.