À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
« - C’est une bande appelée « La Flotte » qui a assassiné David. C’est une bande très particulière, elle est apparue au XIXe siècle.
- Ils sont si vieux que ça ?
- Elle se renouvelle chaque année, mon p’tit… Chaque type qui meurt ou qui devient hors jeu est remplacé. Mais ils recrutent toujours le même type de gens. On dirait qu’ils cherchent à entretenir une continuité à travers les générations, à conserver « l’âme » de la bande originelle. »
Dans cet entretien à deux temps, Colette Soler revient sur sa formation auprès de Lacan, interroge la transmission en psychanalyse et explore les paradoxes de la vérité, du langage et du réel. Un échange rigoureux et vivant, entre mémoire, pensée en mouvement et exigence clinique.
Dans son essai "Le Prof de Philo fait son cinéma" (éditions LettMotif), Mariangela Perilli analyse les représentations du professeur de philosophie dans le cinéma et les séries françaises, un personnage qui aurait pu n'être qu'un simple enseignant. Pourtant, l'auteure dévoile la manière dont cette figure a été investie de signes variés, mobiles, et d'une importance symbolique parfois disproportionnée.
Avec "Le Chant de la femme parfaite", paru aux éditions Delcourt, Makyo et Bruno Cannucciari proposent un roman graphique qui interpelle autant par son thème original que par sa réalisation soignée. En explorant les frontières entre réel et fantastique, entre introspection psychologique et phénomènes paranormaux, les auteurs livrent un récit poignant, porté par une narration subtile et un dessin élégant.
Avec "Palmyra", nouvel opus indépendant de la série « Survival », Christophe Bec poursuit une exploration méthodique des mécanismes du fantastique et de l'horreur en situant cette fois-ci son intrigue au cœur du Maine rural, près d’une forêt inquiétante qui distille progressivement un sentiment oppressant et tenace d’angoisse. Une famille ordinaire, les Saville, récemment installée dans une ferme isolée en lisière de bois, se retrouve confrontée à l’irruption brutale d’un danger ancestral, tapie dans l'ombre épaisse des arbres environnants.
Avec leur album "Sector 5", Christophe Bec et Christian Pacurariu prennent pour cadre Bucarest et dévoilent les recoins sordides d'un quartier où la corruption, la violence et le sexe virtuel semblent être les uniques maîtres à bord. Paru aux éditions Soleil, ce polar urbain se révèle d'emblée comme une œuvre mature, implacable, et à réserver à un lectorat adulte averti.
Les récits d'exploration spatiale offrent souvent à leurs auteurs la possibilité d'aborder indirectement des problématiques contemporaines sous couvert d'aventures exotiques et d'univers fantastiques. Avec "Si vous lisez ça, je suis déjà morte", Matt Kindt et Dan McDaid proposent précisément ce genre d'incursion, entre hommage aux classiques du genre et réflexion sociétale. Pourtant, le résultat final est mitigé, en raison de ses limites scénaristiques.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.