À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
Deux nouveaux albums nous permettent de renouer avec l'humour décalé et parfois trash des éditions Lapin : "Ultimex : Strip Club" de Gad et "Psychanalyse du marine de l’espace" de Wandrille. Bien qu’issus de registres totalement différents, ils partagent une volonté de bousculer les conventions et de s'attaquer à des thématiques de société avec un humour subversif et un regard critique.
En mai 1937, Patricia Douglas, âgée d'à peine 20 ans, croit toucher du doigt le rêve tant désiré par tant de jeunes femmes de son époque : devenir actrice à Hollywood. Pourtant, c’est un tout autre scénario, sombre et brutal, qui se dessine lors d’une soirée privée organisée par l’un des studios les plus puissants de l'époque, la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM). C’est ce drame oublié qu'Halim restitue avec puissance dans son roman graphique "Seule contre Hollywood", paru aux éditions Steinkis.
Avec "Vous n'aurez pas les enfants", publié aux éditions Glénat, Arnaud Le Gouëfflec et Olivier Balez proposent une adaptation bouleversante du remarquable travail de l'historienne Valérie Portheret. Ils restituent avec finesse et gravité un épisode poignant de l’histoire française sous l’occupation nazie : l’incroyable sauvetage de 108 enfants juifs du camp de Vénissieux en août 1942.
L'opuscule "Le Coût de la mort", d’Alban Beaudouin et Jean-Loup de Saint-Phalle, est publié par les éditions du Détour. Il soulève une question rarement abordée de front : la fin de vie et la manière dont elle est prise en charge en France, particulièrement sous l'angle économique, social et humain. Les auteurs, militants fondateurs du Collectif pour une Sécurité sociale de la mort, appellent à une transformation radicale du système funéraire en place, aujourd’hui régi par la marchandisation et les inégalités.
Dans "L'Âge Bête", Jonathan Munoz explore sa jeunesse à travers le prisme de ses années collège et lycée. Après Petit Journal d’un gros fragile, il nous embarque à nouveau dans les méandres de ses souvenirs d’adolescent, une période pleine de bouleversements, de découvertes et d'émotions contrastées.
Dans le cadre de sa série "Les classiques de l'horreur", la maison d'édition Glénat poursuit son exploration des grands mythes gothiques, avec "Frankenstein - Au nom du père". Après une relecture audacieuse du Dracula de Bram Stoker, les auteurs Marco Cannavo et Corrado Roi s'attaquent cette fois au chef-d'œuvre de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne, un texte ô combien séminal de la littérature anglaise. Librement inspiré de l’œuvre originelle, cet album renouvelle le mythe tout en respectant les grandes lignes du récit.
Dans "Liberté, égalité, s'émanciper", Chadia Chaibi Loueslati livre une œuvre intime et poignante qui explore les luttes invisibles des femmes issues de l'immigration. À travers un récit graphique engagé, l'auteure nous plonge dans son histoire personnelle et aborde les combats collectifs de celles qui se battent pour leur émancipation.
Alors que la ségrégation raciale avait encore cours dans les États sudistes, Althea Gibson est devenue la première championne américaine de tennis noire, s’érigeant de ce fait en symbole de résilience et de lutte. "White Only" (éditions Glénat), de Julien Frey et Sylvain Dorange, permet de redécouvrir cette figure incontournable du sport et de la lutte pour les droits civiques.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.