Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Écrivain belge, néerlandophone de naissance mais francophone de métier, Jean Ray (1887-1964), s'avère être un auteur de nouvelles et de romans fantastiques et horrifiques hautement recommandables, au style tout à fait singulier. Malgré des périodes de reconnaissance publique et critique au cours des années 1920 et 1940, il est aujourd'hui un peu oublié. Une injustice que cherchent à réparer Les Impressions Nouvelles, avec plusieurs rééditions au programme dans leur collection Espace Nord.
Guerre et Paix est un des romans majeurs du XIXème siècle. Son adaptation cinématographique, si tentante, se heurte cependant à de nombreux défis, par rapport à sa durée, au rythme, au choix des acteurs ou à la modernité de la narration tolstoïenne.
Dans "Une colère noire", Ta-Nehisi Coates règle ses comptes avec le racisme ordinaire et institutionnel américain. Il expose au lecteur la vulnérabilité du corps noir, mais aussi les peurs et les aigreurs qui l'animent en tant que représentant d'une minorité ostracisée.
L'historien britannique Laurence Rees analyse dans un ouvrage passionnant sous-titré "La Séduction du diable" la manière dont Adolf Hitler s'empara du pouvoir en Allemagne et comment il put maintenir une nation entière sous son emprise sanguinaire. C'est glaçant, documenté et accessible au profane.
Collaborateur de la revue Positif et chroniqueur littéraire pour CineChronicle, Jacques Demange évoque dans son dernier ouvrage la question du regard dans le cinéma antonionien, en s'appuyant sur les concepts de "regard-sismographe" et de "regard-existence". Son évocation de l'œuvre de Michelangelo Antonioni est à la fois rigoureuse et originale.
Les Humanoïdes associés rassemblent en un diptyque une quinzaine d'histoires de Mœbius. Ce nouvel ouvrage a le mérite de mettre en lumière l'inventivité (graphique, thématique) sans bornes du dessinateur français.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »