Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Quelle œuvre représente mieux Alejandro Jodorowsky et Mœbius que "L'Incal" ? Chorale, inventive, multidimensionnelle et dystopique, cette série culte et haletante place le détective John Difool en butte à des menaces d'ampleur biblique.
Les éditions La Découverte republient un ouvrage didactique : "Une brève histoire des crises financières", de Christian Chavagneux, éditorialiste à Alternatives économiques, revient sur les grands épisodes de krach économique. Avec un souci de pédagogie et de mémoire.
Après les récents dictionnaires du péplum et du cinéma italien, les éditions Vendémiaire renouent avec le septième art – mais aussi le cinquième. Dans une encyclopédique "Anthologie des dystopies", le journaliste et romancier Jean-Pierre Andrevon revient sur « les mondes indésirables de la littérature et du cinéma ».
Une Machine comme moi, dernier né de Ian McEwan est sorti en France en janvier 2020. L'oeuvre, en apparence simple, est foisonnante. Elle confronte l'humain à ses propres limites à travers des personnages typiques du cinéma de l'auteur. En pensant faire le bien, ils se confrontent à l'inconstance humaine. Une belle leçon dans une réalité made in McEwan qui lui permet d'aborder mille sujets. A quand l'adaptation ciné ?
Membre du Cercle des économistes et professeur associé à l'université Paris-Dauphine, Anton Brender publie aux éditions La Découverte, dans la collection « Repères », une étude compendieuse sur les liens, évolutifs, entre le capitalisme et le progrès social.
Brassens et Tintin : Deux mondes parallèles, vient de paraître aux éditions Les Impressions Nouvelles le 6 février 2020. Renaud Nattiez décortique et rapproche sur près de 200 pages les univers des deux Georges, Brassens et Rémi, avec une passion, une sincérité et une admiration communicatives.
Passionnant et parfaitement rythmé, ce nouvel album des Tortues Ninja clôt de belle manière la rivalité qui opposait depuis toujours Shredder et Splinter. Ce neuvième tome questionne aussi l'héritage, la maîtrise des émotions primaires, l'honneur ou la famille.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »