Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Les éditions Glénat publient une nouvelle édition du Guide du zizi sexuel. Cet opuscule de vulgarisation à l'attention des jeunes lecteurs à partir de neuf ans s'est écoulé à plus de 1,5 millions d'exemplaires depuis 2001. Rédigé avec le soutien de professionnels de l'éducation à la santé sexuelle, il se place à hauteur d'enfants pour évoquer l'amour, le sexe, le consentement, les règles, la puberté ou encore l'appareil génital.
On le sait : au cours de leur histoire, la littérature et l'art ont souvent eu partie liée. En se penchant avec érudition sur la période 1830-1930, Julien Bogousslavsky narre une expansion continue : celle des illustrations qui investissent les livres – de Delacroix à Gauguin –, celle des dessinateurs qui mettent en mots après avoir mis en images, ou celle des auteurs effectuant le chemin inverse. En compagnie de Picasso, Delaunay, Manet, Zola, Courbet ou Verlaine, le lecteur est invité à parcourir « cent ans de pérégrinations, durant lesquels art et littérature foisonnèrent et s'enchevêtrèrent de la façon la plus proche ».
Vingt années après sa première édition, l'économiste français Laurent Cordonnier publie une version actualisée et augmentée de l'essai Pas de pitié pour les gueux. Il y est question des théories économiques néoclassiques du chômage culpabilisant les demandeurs d'emploi et sanctifiant le marché du travail.
La collection « La Fabrique des héros » s'enrichit d'un nouveau titre dédié au plus célèbre des détectives. Xavier Mauméjean se penche en effet sur Sherlock Holmes, sa personnalité, ses adversaires et ses voyages à travers le temps et les genres.
Chercheuse et enseignante en sciences de l'information à l'Université de Californie, Sarah T. Roberts a enquêté durant plusieurs années sur les dessous de l'Internet. Elle s'est intéressée à la modération commerciale de contenu, son organisation et ses conséquences. Une matière qu'elle a compilée dans l'ouvrage Derrière les écrans, paru aux éditions La Découverte.
Depuis le 30 septembre, un nouveau best-seller est disponible aux éditions Les Arènes. Les Mots perdus s'est en effet vendu à plus de 250 000 exemplaires à travers le monde et a remporté plusieurs prix prestigieux dont celui du Livre pour enfants du British Book of the Year Awards. Son principe est à la fois simple et ambitieux : réhabiliter ces mots, rattachés à la nature, qui s'estompent jusqu'à disparaître, et auxquels se substitue de plus en plus un jargon technologique privé d'affectivité.
Le premier album de Gaël Faye est sorti en 2014. Il comportait une chanson singulière et poétique intitulée « L'Ennui des après-midi sans fin ». Cette dernière porte sur ces moments où le temps apparaît comme suspendu et où l'imagination se met soudainement en branle. Elle sert d'assise au présent album, richement illustré par l'expérimenté Hippolyte.
Fabrice Erre et Jorge Bernstein satirisent le complotisme le temps d'une bande dessinée. Pour ce faire, ils mettent au jour le modus operandi de ceux qui colportent leurs doutes et leurs théories obscures de porte en porte – ou plutôt d'écran en écran.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.