Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
Dans La Cage aux cons, tout est une question d'illusions : celles que l'on se fait à soi-même, celles auxquelles on a recours pour mystifier les autres, celles qui nous apportent un semblant de (ré)confort. Matthieu Angotti et Robin Recht adaptent, dans une bande dessinée noire et souvent désopilante, le roman Le Jardin du Bossu, de Franz Bartelt.
Pour le scénariste Fabien Grolleau, il s'agissait de choisir un angle original de nature à éclairer la figure historique de la militante afro-américaine Angela Davis. C'est chose faite : Traquée, comme son titre l'indique, prend pour point cardinal la poursuite par le FBI de cette professeure noire accusée à tort de meurtre avec préméditation, d'enlèvement et de conspiration contre le gouvernement.
Mystérieux et d'une texture crépusculaire, Batman : Créature de la nuit est à découvrir aux éditions Urban Comics. Kurt Busiek y narre l'histoire de Bruce Wainwright, un jeune passionné de comics dont l'existence semble s'écrire en miroir de celle de Batman...
Roman de SF questionnant la place de Dieu dans l'univers ainsi que la notion de foi, Le Moineau de Dieu a su consacrer Mary Doria Russell comme une autrice incontournable de ces 20 dernières années. Disponible aux éditions Presse-Pocket.
Les éditions Pika publient Fossiles de rêves, un manga regroupant l'intégralité des histoires courtes de Satoshi Kon. Passant d'un genre à l'autre, le mangaka et cinéaste japonais y satirise la société nippone (et, par ricochet, occidentale) tout en mettant au jour ses craintes quant à l'avenir.
Pour la énième fois, la biographie que Bernard Crick consacre à George Orwell se voit rééditée, dans une version actualisée et augmentée, chez Flammarion. L'« écrivain politique » y est présenté en tant qu'auteur, penseur, citoyen et homme. Son œuvre fait l'objet d'une dialectique documentée et nuancée.
Des bombes et des hommes, qui paraît aux éditions Futuropolis, scrute à travers un récit autobiographique d'Estelle Dumas la grande histoire des guerres de l'ex-Yougoslavie. L'objectif est double : décrire les affres d'un conflit armé protéiforme – génocide, irrédentisme, velléités indépendantistes – qui s'étendra sur dix ans et replacer la culture au cœur des besoins humains fondamentaux.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.