Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
528 pages composent le livre publié en France par les Editions Belfond. Pas une n’est superflue pour nous conter cette histoire à la fois fabuleuse et somme toute très réaliste qui s’épanouit dans le Londres bourgeois de la fin du XVIIIème siècle.
Premier roman d’Imogen Hermes Gowar, La Sirène, le Marchand et la Courtisane est une œuvre qui n’aura aucune difficulté à trouver son public. Celles et ceux qui aiment les récits d’époque apprécieront la précision du texte. Ils ne seront pas le moins du monde dérangés par cette intrigue qui flirte avec le fantastique.
Célestin est serveur à l'auberge de la Pieuvre, située à Paris, aux Batignolles. Il est doté d'un talent précieux, qu'il garde secret : « C'est mon don de vous voir tels que vous êtes au fond. » Dans ce troisième épisode des Contes de la Pieuvre, série entamée en janvier 2017, Gess s'appuie sur ce personnage attachant, confronté malgré lui à la pègre parisienne de la fin du XIXe siècle.
HiComics publie le récit intégral de Shanghai Red, une série de Christopher Sebela et Joshua Hixson s'appuyant sur les tunnels souterrains de Portland, au sujet desquels continuent de circuler bon nombre d'histoires.
Les éditions Glénat proposent le premier tome du diptyque Chroniques de Roncevaux, du scénariste et dessinateur basque Juan Luis Landa. Il y est question de l'épopée de Charlemagne au-delà des Pyrénées, en terres islamiques, où le roi des Francs, se croyant missionné par Dieu, cherche à asseoir l'emprise chrétienne sur Al-Andalus (actuelle péninsule ibérique).
Steve D et Jef publient aux éditions Glénat une road-BD qui nous plonge en plein cœur de l'Amérique redneck, dans le sillage de justiciers ultra-violents. C'est à la fois rythmé et décapant.
En mars 2019 paraissait aux éditions Glénat Rendez-vous avec X : La Baie des Cochons, réunissant le scénariste Dobbs et le dessinateur Mr Fab. Cet album didactique revenait alors sur l'un des échecs les plus retentissants de la diplomatie et des services secrets américains : le débarquement de la baie des Cochons visant à destituer Fidel Castro.
La crise existentielle de la pré-trentaine, la pression sociale quant au célibat, la difficulté paradoxale à construire des relations à l’heure des applications de rencontre, l’addiction aux réseaux sociaux et autres « paradis virtuels », les affres de la communication entre les individus… C’est de tout ceci que parle Factice, premier roman riche et prenant d’Hanna Anthony, sorti le 14 avril aux éditions Kiwi Romans.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.