Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
« Il n’existe aucun cas d’amputation des mains en Suède ces dix dernières années. Alors, l’hypothèse d’un « tueur en série fétichiste » a été vite écartée. L’autre hypothèse était celle d’une tentative de compliquer l’identification du cadavre, une chose plutôt invraisemblable par ailleurs. Malgré tout, nous avons demandé un test ADN qui nous a confirmé l’identité de la victime de manière certaine. »
Dans un ouvrage graphique leur étant entièrement dédié, et publié par La Boîte à bulles, le groupe The Velvet Underground est dépeint, de sa genèse jusqu'à ses cassures, par Koren Shadmi. Groupe parmi les plus influents de l'histoire du rock, la bande de Lou Reed et John Cale a eu des origines complexes et des dynamiques internes conflictuelles.
Alicia Keys, Girl on fire prend pour cadre le Brooklyn contemporain. Inspiré par la chanson éponyme d'Alicia Keys et conçu par Andrew Weiner et Williams Brittney, ce roman graphique plonge le lecteur dans la vie tumultueuse de Loretta "Lolo" Wright, une adolescente de 14 ans confrontée aux dures réalités de l'existence : racisme, racket, rejet...
Dans Le Lierre et l'Araignée, paru aux éditions Dupuis, Grégoire Carle présente un témoignage poignant sur la brutalité de la guerre, qu'il contrebalance avec une longue évocation de la beauté éphémère de la nature. Appréhendé sous un angle intergénérationnel, documentant l'annexion de l'Alsace et de la Moselle au cours de la Seconde guerre mondiale, articulé autour de la transmission de la mémoire, l'album, qui rejoint la magnifique collection "Aire libre", se révèle passionnant.
Dans le troisième tome de Banana Sioule, baptisé "Le X" (Glénat), Michaël Sanlaville livre une réflexion sur la parentalité, les apparences ou encore le mercantilisme sportif.
Avec Le Retour de la Souris du Futur, la maison d'édition Glénat offre une suite à La Souris du Futur, qui permettait à un collectif de jeunes auteurs talentueux de revisiter les classiques de l'animation Disney, en insufflant une nouvelle vie à quatre œuvres ancrées dans la mémoire collective.
Avec son diptyque Zoé Carrington, Jim vient clore sa trilogie des ex. Il plonge ses lecteurs dans un récit extravagant, qui dit beaucoup de l'obsession et de la jeunesse perdue. À travers une fête d'anniversaire posthume à Londres, l'auteur entremêle souvenirs, désirs et quêtes éperdues de bonheur dans un récit qui, sous couvert d'humour et de légèreté, sonde les hommes et leurs contradictions.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.