Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
"Iranienne", d'Aran de Shahdad et Zainab Fasiki, paraît aux éditions Marabulles et nous plonge au cœur d'une jeunesse iranienne en quête de liberté face à une société corsetée par le rigorisme religieux et politique. À travers le personnage de Raya, une jeune lesbienne de 19 ans vivant à Téhéran, l'œuvre explore les dilemmes existentiels, les oppressions sociétales et les désirs de révolution de toute une génération confrontée aux limites imposées par la République islamique.
Dans "L'Adoption : Le Sourire du plombier", Zidrou et Arno Monin nous livrent des tranches de vie touchantes. Publié par les éditions Bamboo, ce récit explore les méandres de la vie familiale, où l'amour transcende souvent les épreuves, les différences, et même la mort.
Déconstruire les stéréotypes de genre et encourager une société plus égalitaire n'est pas une mince affaire. L'ouvrage collectif "Si t'es un homme !", publié chez Glénat, s'attaque aux constructions de la masculinité. À travers 24 textes et bandes dessinées, des auteurs et autrices de diverses générations et horizons proposent un éventail d'expériences et de réflexions pour comprendre, interroger et renouveler les masculinités.
Avec "American Parano : Black House", Hervé Bourhis et Lucas Varela concluent leur diptyque en offrant une exploration saisissante d'un San Francisco des années 60 marqué par le psychédélisme, les crimes rituels et une enquête policière haletante. Entre mysticisme et manipulation, la protagoniste Kim Tyler se confronte à des vérités troublantes et une société patriarcale oppressante.
Roman graphique de Rodolphe et Patrick Prugne, édité par Daniel Maghen, "Écoute s'il pleut" est une œuvre singulière qui tisse les fils de la mémoire, du mystère, de l'invisible et surtout de l'indicible. Plongé dans le bocage normand des années 1960, le récit entrelace le quotidien d'un jeune garçon, Daniel, avec une intrigue aux allures fantastiques. L'histoire, l'imagination et le surnaturel semblent alors se chevaucher.
Les éditions Bamboo publient une adaptation graphique de "La Fille du puisatier", film de Marcel Pagnol paru au début des années 1940. Éric Stoffel, Emilio Van der Zuiden et Albertine Ralenti déploient leur intrigue au cœur de la Provence, dans un petit village rural où le quotidien est imprégné de traditions séculaires et d'une certaine rudesse de vie.
Avec "Les Yeux doux", Éric Corbeyran et Michel Colline façonnent un roman graphique qui explore avec acuité les travers d'une société dystopique où le consumérisme et le contrôle de masse ont pris le pas sur la liberté et l'humanité. Publié aux éditions Glénat, cet album de presque 200 pages s'appuie sur une esthétique rétro-futuriste et une narration inspirée des classiques de la dystopie tels que 1984 de George Orwell, Brazil de Terry Gilliam ou Metropolis de Fritz Lang.
Le travail de mémoire est essentiel pour préserver l’histoire de ceux qui ont lutté pour la liberté, et Madeleine Riffaud, figure emblématique de la Résistance française, en est un exemple poignant. À travers un triptyque dont le dernier tome vient de paraître aux éditions Dupuis, JD Morvan et Dominique Bertail rendent hommage à cette résistante en plongeant les lecteurs dans son parcours héroïque, tout en soulignant les horreurs et les victoires de cette période sombre de l’histoire.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.