On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
« Pour ce qu’on en sait, l’être humain est la seule espèce du règne animal qui enterre ses morts. A partir du moment où Neandertal et Sapiens ont pris conscience de la finitude de la vie, ils ont prêté à la mort un sens mystique. On a alors commencé à faire des offrandes aux défunts et à les enterrer dignement, comme s’il fallait qu’ils soient bien rangés pour la postérité. Les rituels funéraires prétendaient faciliter le passage du défunt vers l’autre monde… tout en aidant les vivants à supporter la douleur de la perte. Déterrer un corps, étudier son emplacement et les objets trouvés à ses côtés… Tout cela donne des indices sur les modes de vie et de pensée de nos ancêtres. Les tombes en disent beaucoup d’une société. »
Avec "Zheng Shi : La Rivière des perles", Jean-Yves Delitte nous entraîne dans un pan fascinant de l’histoire de la piraterie : celui de la redoutable Zheng Shi, qui, au début du XIXᵉ siècle, régnait sans partage sur la mer de Chine méridionale.
Les éditions Glénat publient "Kundan", de Luana Vergari et Emmanuel Civiello. Un récit en deux temps, de vengeance et de sang, partagé entre l'Inde et l'Angleterre.
Après "Le Matin de Sarajevo" et "L’Affaire Zola", Jean-Charles Chapuzet et Christophe Girard s’attaquent dans "La Dernière Nuit de Mussolini" à une figure trouble et fascinante de l’histoire du XXe siècle. Publié aux éditions Glénat, cet album de 128 pages revient sur les derniers jours du dictateur italien Benito Mussolini, pour expliquer comment et pourquoi le cadavre du Duce fut pendu aux côtés de Clara Petacci en place publique.
"Alouette" d'Andréa Delcorte, publié aux éditions Glénat, nous entraîne dans un univers étrange et oppressant où s’entremêlent survie, mémoire traumatique et quête identitaire. Le récit, oscillant entre réalisme brut et visions hallucinées, captive par sa narration duale habilement construite et son style graphique hypnotique.
Premier tome d'une trilogie signée par Caryl Férey et Corentin Rouge, "Islander : L'Exil" est une œuvre d'anticipation saisissante. Elle nous transporte dans une Europe dévastée par des catastrophes successives, où la survie constitue rien de moins qu'un combat quotidien. Tandis que les nations ferment leurs frontières, l'Islande, dernière terre encore préservée, devient un refuge convoité, mais aussi un théâtre de tensions intenses…
Dans "Sur les traces des archéologues", Séverine Laliberté et Nicola Gobbi nous entraînent dans une aventure fascinante où l’archéologie contemporaine s'appréhende comme un voyage humain et scientifique. À travers des paysages saisissants allant des déserts de Jordanie aux steppes du Kazakhstan, le lecteur suit une équipe internationale à la découverte des mystérieux "desert kites". Ces constructions colossales en pierre, dont l’utilité reste sujette à débat, sont au cœur d’une enquête particulièrement immersive.
« - Bon, si j’devais partir, promets-moi s’y te plait qu’tu laisseras personne enlever le coussin de derrière ma tête… Ou r’couvrir l’horloge ou l’miroir…
- ? Pourquoi qu’on f’rait ça ?
- C’est la coutume chez nous… Des superstitions idiotes pour tout dire… Ton père essaiera aussi d’tourner mon lit pour qu’mes pieds soient à l’est…
- Pourquoi ?
- C’est une tradition baptiste… Et vu qu’l’est pasteur y s’sentira obligé… Même si j’lui ai d’mandé d’pas l’faire.
- J’vais m’disputer avec p’pa à cause de ça ?
- Rappelle-lui juste mes dernières volontés, c’est tout… au cas où il oublierait. »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.