Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
La collection « Le Fil de l'Histoire » des éditions Dupuis s'enrichit d'un nouveau titre portant sur la Révolution française. Comme à leur habitude, Fabrice Erre et Sylvain Savoia font preuve de didactisme pour expliquer aux plus jeunes les tenants et aboutissants d'un événement historique séminal et retentissant.
Publié aux éditions Soleil, Convoi se déroule en 2074, dans une France post-apocalyptique défigurée par les guerres nucléaires et le dérèglement climatique. Alex est chargée d'assurer un convoi de médicaments du Havre vers Marseille, un exercice périlleux pour lequel elle s'est entourée d'une équipe de gueules cassées. Manifestement inspirés de Mad Max, Kevan Stevens et Jef livrent un récit pop, tarantinesque et traversé de tirades fusantes.
Artiste coréenne très suivie sur les réseaux sociaux, Yudori publie son premier album aux éditions Delcourt. Le Ciel pour conquête prend pour cadre les Pays-Bas du XVIe siècle et s'appuie sur le point de vue de quatre personnages féminins.
Lisa Sanchis publie La Route du bloc aux éditions Delcourt. Elle y narre le parcours d'un aspirant chirurgien pédiatrique, bientôt « pris dans l'engrenage d'une machine infernale qui ne s'arrêterait jamais ».
Dans Métro boulot boulot, publié aux éditions Delcourt dans la collection « Pataquès », Germain Huby prend le parti de radiographier, avec une ironie délectable, le monde professionnel d'aujourd'hui, entre travailleurs aliénés, plateformes prédatrices, bullshit jobs et reconversions inattendues.
Les Arènes BD publient trois nouveaux titres, dont deux sous forme d'éditions augmentées, dans sa collection « L'Incroyable Histoire ». Ceux-ci portent respectivement sur la géographie, la médecine et la littérature française. Le parti pris de ces albums ne souffre aucune ambiguïté : rendre accessible au plus grand nombre, à force de didactisme et en recourant aux vignettes, l'évolution de disciplines scientifiques et artistiques riches en talents, en progrès et... en anecdotes croustillantes.
La collection « Shampooing » des éditions Delcourt accueille La France vue par Madame Hibou, d'Emmanuel Lemaire. Ce dernier, scénariste et dessinateur, y met (à nouveau) en scène sa voisine indonésienne, tirant de ses observations de quoi portraiturer les contrastes culturels et, plus largement, la France.
Les éditions Glénat publient Le Printemps de Sakura, de Marie Jaffredo. Cette dernière y met en scène une fillette marquée par la mort accidentelle de sa mère, et contrainte de séjourner chez une grand-mère japonaise qu'elle ne connaît pas. Un récit initiatique à travers lequel elle va s'éveiller aux traditions locales, aux sens et renouer avec l'être aimé disparu.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.