À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
Sébastien David et Hélène Valmary dirigent aux PUR un ouvrage collectif intitulé Les super-héros dans le cinéma hollywoodien contemporain. Ce dernier prend le blockbuster au sérieux : plus qu'un produit industriel ou le symptôme patenté de l’hégémonie Marvel, le super-héros y est analysé comme carrefour de formes, de gestes, de sons, de corps ou encore de croyances. Un laboratoire où le cinéma contemporain rejoue, parfois malgré lui, toute une histoire des images.
Avec "Les Trois Maisons de Michel Foucault", les Presses universitaires de Rennes prennent le parti d'explorer le philosophe français à travers Poitiers, Vendeuvre et Verrue. Le livre transforme ces lieux de vie en véritables chambres d’écho de son œuvre. Une manière singulière, remarquablement incarnée, d’approcher une pensée souvent réduite à ses concepts les plus célèbres.
Jean-Baptiste Baronian, à travers son ouvrage Maigret, Docteur ès crimes, paru aux éditions Les Impressions Nouvelles, dresse un portrait cultivé et passionné d'un des plus célèbres policiers de fiction du XXème siècle, doublé d'une invitation à nous replonger dans son oeuvre.
Quoi de plus imbriqué que la politique et le cinéma sous la fascisme italien ? Alessandro Corsi analyse le phénomène dans un dictionnaire couvrant l'ère dite du Ventennio. Il présente aussi les forces en présence dans l'industrie transalpine d'alors et les principaux courants de l'époque. À lire sans modération !
"Cinéma et peinture" est un "beau-livre" indispensable. Il revient sur les liens étroits et indissociables entre les troisième et septième arts. Hitchcock, Kubrick, Godard, Lynch, Ford, Kurosawa, Eastwood, Ozu et beaucoup d'autres sont redevables à la peinture, qui a conditionné en partie leur rapport à l'image. Cet ouvrage en fait la démonstration.
Penseur inclassable, bien que parfois qualifié d'anarchiste chrétien, Jacques Ellul était guidé par la recherche de la liberté. Le court ouvrage de Patrick Chastenet, universitaire et spécialiste d'Ellul, revient sur la spécificité d'une pensée d'un auteur qui, écologiste avant l'heure, aide toujours à comprendre les dérives de la société technicienne.
Flexibilité, mobilité, productivité, rentabilité, lean management, toyotisme, coworking... Ce sont les mots de la souffrance au travail. Dans "Le Salaire de la peine", Sylvaine Perragin les éclaire d'un jour nouveau et nous explique pourquoi ils minent le moral des travailleurs.
Youtubeur, auteur et professeur d'histoire, Baptist Cornabas est passionné par les questions géopolitiques. Il publie aujourd'hui aux éditions Larousse un ouvrage intitulé "Parlons géopolitique !", où il revient sur la situation en Algérie, au Soudan, en Libye, au Yémen, à Hong Kong ou encore dans les deux Corée. Ces questions côtoient d'autres plus classiques (le conflit israélo-palestinien, l'espace) ou confidentielles (Nauru, les cartes du monde trompeuses).
Dans son roman partiellement autobiographique "Les Yeux rouges", la journaliste et romancière belge Myriam Leroy revient sur les raids en ligne dont elle fut elle-même victime. Elle décoche aussi quelques flèches inspirées à l'endroit de la fachosphère et d'une justice encore balbutiante en matière de cyber-harcèlement.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »